« Il n’y a pas de problème avec les musulmans » affirme Didier Guillaume
Invité de Territoires d’Infos ce mercredi, le président du groupe PS au Sénat a réagi aux propos polémiques de Manuel Valls sur « les musulmans. »

« Il n’y a pas de problème avec les musulmans » affirme Didier Guillaume

Invité de Territoires d’Infos ce mercredi, le président du groupe PS au Sénat a réagi aux propos polémiques de Manuel Valls sur « les musulmans. »
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Il y a « un problème de l’islam et des musulmans » en France. Ces propos de Manuel Valls ont été tenus lors d’une conférence autour de l’identité en Espagne. Invité de Territoires d’Infos ce mercredi, Didier Guillaume – qui découvre ces propos à l’antenne – se dit « confus » et étonné « qu’il évoque cela » avant de s’interroger sur un possible problème de traduction (la conférence a effectivement eu lieu en Espagne).

Didier Guillaume, qui a été le directeur de campagne de Manuel Valls pendant la primaire, ne souscrit pas à ces propos. Catégorique, il affirme qu’il « n’y pas de problème avec l’Islam en France, il n’y a pas de problème avec les musulmans en France. » L’ancien Premier ministre qui a fait de la laïcité un marqueur de sa politique pointe aujourd’hui une religion, des religieux et non pas une quelconque dérive. À préciser : dans le même entretien, Manuel Valls a fustigé le « populisme » de ceux qui accusent « les étrangers et les musulmans. »

Médiapart - Charlie hebdo : « Je ne veux pas rentrer dans ce débat là. Il y a beaucoup d’agressivité de part et d’autre »

« Le problème c’est qu’aujourd’hui on ne parle pas de laïcité, on parle de ceux qui attaqueraient l’Islam et de ceux qui soutiendraient l’Islam » analyse-t-il. Didier Guillaume constate que  « La gauche est très divisée sur ces sujets depuis très longtemps. » Entre une gauche qui prône une laïcité de combat et une gauche favorable à une laïcité soucieuse de préserver la liberté de culte, la tension monte. La guerre médiatique qui a opposé le média en ligne, Médiapart, et l'hebdomadaire satirique, Charlie hebdo a été particulièrement violente. Manuel Valls avait notamment accusé Edwy Plenel, le cofondateur de Médiapart, d'avoir émis « un appel au meurtre » contre Charlie hebdo.  

 « La laïcité ce n’est pas attaquer les religions. La laïcité ce n’est pas un glaive, c’est un bouclier » insiste Didier Guillaume. « Ce qui se passe entre Médiapart et Charlie, ce n’est pas un problème qui date d’aujourd’hui, c’est un problème qui découle de leurs histoires, l’histoire de la gauche de la gauche depuis des années, qui n’a jamais été tranchée » constate-t-il.

[Edit] Ce mercredi à 13 heures, Manuel Valls a tweeté le verbatim de ses propos pour tenter d'éteindre la polémique :

 

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le