Il y a une urgence environnementale et climatique, selon Roux de Bézieux
Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a reconnu mardi l'existence d'une urgence environnementale et climatique, quelques...

Il y a une urgence environnementale et climatique, selon Roux de Bézieux

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a reconnu mardi l'existence d'une urgence environnementale et climatique, quelques...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a reconnu mardi l'existence d'une urgence environnementale et climatique, quelques heures après la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.

"Nous sommes confrontés, on le voit aujourd'hui, à une urgence environnementale et climatique", a déclaré le successeur de Pierre Gattaz dans son discours d'ouverture de l'Université d'été du Medef à Jouy-en-Josas (sud-ouest de Paris).

Pour relever ce défi et d'autres d'ordre technologique ou sociétal, le nouveau patron des patrons juge que "l'initiative est maintenant du côté de la sphère privée".

"Un tiers des consommateurs choisit désormais ses marques en fonction de leur impact environnemental ou social. Ils attendent des entreprises qu'elles soient des acteurs du changement sociétal", a-t-il rappelé.

Selon lui, "dans le spatial, les biotechnologies, la médecine, l'initiative est maintenant du côté du secteur privé. Ce sont les entrepreneurs qui vont relever la plupart des défis présents et à venir : transition énergétique, biodiversité, urbanisation".

"Aujourd'hui ce sont les entrepreneurs qui changent le monde!", s'est exclamé M. Roux de Bézieux en faisant référence à Google et Facebook, mais aussi à Elon Musk et de son ambition d'envoyer un vol spatial sur Mars.

Il a ajouté que si "les entrepreneurs ont la liberté de séquencer notre ADN ou de créer un cryptomonnaie, ils doivent accepter les responsabilités qui vont avec", évoquant la responsabilité sociale des entreprises.

Le président du Medef a aussi insisté sur la responsabilité des chefs d'entreprise au moment où "le rêve européen s'est évanoui dans les sables du repli identitaire".

"Ce qu'on appelle parfois le populisme avec mépris doit nous interroger. Il ne sert à rien d'avoir raison contre les concitoyens. C'est pour cela que l'Europe doit être un sujet majeur de notre action", a-t-il ajouté.

Avant de passer la parole au Premier ministre Edouard Philippe, il a estimé que le gouvernement avait "redonné la confiance aux entrepreneurs" en dépit de mesures annoncées lundi par Bruno Le Maire qui ont envoyé selon lui "un très mauvais signal".

Le ministre de l'Economie a annoncé qu'un allègement de charges prévu au 1er janvier serait différé de neuf mois et qu'un acompte de l'impôt sur les sociétés payé par les grandes entreprises allait être relevé.

"Nous préférons les preuves d'amour aux déclarations d'amour", a tranché M. Roux de Bézieux.

Partager cet article

Dans la même thématique

Il y a une urgence environnementale et climatique, selon Roux de Bézieux
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

Il y a une urgence environnementale et climatique, selon Roux de Bézieux
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le

Il y a une urgence environnementale et climatique, selon Roux de Bézieux
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat, divisé, vide le texte de sa substance en rejetant l’article phare sur « l’aide à mourir »

Coup de théâtre, mercredi les sénateurs ont rejeté l’article 4, le cœur de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. La commission des affaires sociales avait considérablement réduit la portée du texte en remplaçant un « droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir », pour les malades dont le pronostic vital » est engagé à très court terme. La majorité sénatoriale divisée n’est pas parvenue à s’entendre sur cette version.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
4min

Politique

Budget : quand Sébastien Lecornu zappe les sénateurs dans sa lettre aux parlementaires…

Suite aux recours au 49.3 par le premier ministre pour faire adopter le budget, Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour expliquer les principales mesures de ce budget de compromis. Une lettre envoyée aux seuls députés en réalité. Les sénateurs, eux, ne l’ont pas reçue. Ils devront attendre le retour du texte à la Haute assemblée pour que le premier ministre leur écrive.

Le