Une mission d'information sur l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen va être créée à l'Assemblée nationale, tandis que la création d'une commission d'enquête transpartisane est "dans les tuyaux" au Sénat, a-t-on appris mercredi de sources parlementaires.
"Nous allons prendre nos responsabilités au Sénat et créer une commission d'enquête ou de contrôle commune, qui nous permettra un suivi très strict de cette situation", a indiqué la sénatrice de Seine-Maritime Catherine Morin-Desailly (Union centriste), lors des questions au gouvernement.
"Sommes-nous bien préparés" à ce type de catastrophe, "toutes les leçons ont-elles été tirées d'AZF?" et de l'explosion de cette usine en 2001 à Toulouse, a notamment demandé cette présidente de la commission de la Culture.
La commission d'enquête sénatoriale devrait être actée formellement "prochainement", a confirmé à l'AFP le président du groupe LR Bruno Retailleau. Le président du groupe PS Patrick Kanner a indiqué avoir donné son accord à cette initiative, estimant que "si tout le Sénat se mobilise face à ce scandale sanitaire, c'est bien".
Au Palais Bourbon, un accord est intervenu en conférence des présidents de l'Assemblée sur le format de mission d'information.
Il s'agit de "voir ce qui s'est passé, comment les choses ont été gérées, et surtout en tirer les enseignements utiles (...), voir s'il y a des décisions à prendre d'ordre législatif ou règlementaire", a indiqué le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre, devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP). Les responsabilités de cette mission d'information seront partagées entre majorité et opposition.
Pour faire toute la lumière sur cet incendie dans lequel plus de 5.000 tonnes de produits chimiques ont brûlé, plusieurs députés et groupes politiques, surtout de gauche, réclamaient depuis plusieurs jours une mission d'information ou une commission d'enquête parlementaire.
Une commission d'enquête, aux pouvoirs d'investigation plus étendus, n'a pas été jugée souhaitable à l'Assemblée en raison de l'enquête judiciaire en cours. La mission d'information, qui sera formellement créée mardi prochain et ne sera pas circonscrite aux membres de la commission du Développement durable, sera aussi plus rapide.
"Je suie Rouen", proclame un participant à la manifestation organisée le 1er octobre 2019 à Rouen pour obtenir la "vérité" sur les conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol
AFP
"Lubrizol coupable, l'Etat complice": environ 2.000 personnes dont des parlementaires ont manifesté mardi soir à Rouen pour dénoncer le groupe chimique et l'attitude des pouvoirs publics soupçonnés de "cacher la vérité" sur les conséquences de l'incendie de l'usine jeudi dernier.
Selon Gilles Le Gendre, "les Français ont raison d'être exigeants avec le gouvernement sur la façon dont les choses sont pilotées" mais "ça n'est l'intérêt de personne d'alimenter des polémiques artificielles cinq jours après", a-t-il déclaré en allusion aux attaques des oppositions.
En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.
Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.
Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.
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