Institutions, impôts… Macron esquisse le deuxième acte de son quinquennat
En saluant "de justes revendications" portées par les "gilets jaunes", Emmanuel Macron a esquissé les orientations du deuxième...

Institutions, impôts… Macron esquisse le deuxième acte de son quinquennat

En saluant "de justes revendications" portées par les "gilets jaunes", Emmanuel Macron a esquissé les orientations du deuxième...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

En saluant "de justes revendications" portées par les "gilets jaunes", Emmanuel Macron a esquissé les orientations du deuxième acte de son quinquennat, jeudi, en appelant à poursuivre les réformes, notamment avec un nouvel acte de décentralisation et une baisse "significative" de l'impôt sur le revenu.

Lors d'un long propos qui doit précéder une conférence de presse, à l'Élysée, le chef de l'État a d'abord partiellement répondu à l'une des revendications-phare du mouvement né à l'automne, en disant "aller plus loin sur le référendum d'initiative partagée", en faisant passer son seuil d'environ 4,5 millions de signatures (10% du corps électoral) à un million.

Sur le plan social et économique, Emmanuel Macron a appelé à "travailler davantage" pour financer la baisse d'impôts, notamment ceux sur le revenu, qu'il veut "baisser significativement".

Il n'a toutefois pas souhaité revenir sur la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), mais a admis le principe d'une évaluation et d'un éventuel réajustement de son mécanisme et de son assiette.

Emmanuel Macron a en outre défendu la poursuite des "transformations indispensables à faire dans notre pays", tout en reconnaissant qu'elles n'ont pas été, "à l'endroit de certains", "suffisamment rapides", "suffisamment radicales", "suffisamment humaines".

Outre une réforme constitutionnelle, qui doit être présentée au parlement d'ici l'été, le président de la République a appelé le gouvernement à présenter le mois prochain "une profonde réforme de l'administration", et a annoncé la création dans "chaque canton", d'ici à "la fin du quinquennat", d'un "endroit où l'on puisse trouver une solution aux problèmes", baptisé "France services".

Emmanuel Macron a encore dit souhaiter "un nouvel acte de décentralisation", en retenant le principe de différenciation territoriale, qui doit porter "sur la politique de la vie quotidienne" comme "le logement, le transport, la transition écologique pour garantir des décisions prises au plus près du terrain".

Le chef de l'État a encore réclamé "la fin des grands corps de l'État", sans toutefois évoquer l'École nationale d'administration (ENA), dont l'existence était annoncée menacée depuis plusieurs jours.

Le président a encore annoncé la fin des fermetures des hôpitaux et des écoles d'ici 2022, en indiquant en outre vouloir des classes de "24 élèves maximum"de la grande section de maternelle au CE1.

Il a enfin reconduit la prime exceptionnelle défiscalisée, avant de revenir sur la sous-indexation des retraites.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture ICIEU
4min

Politique

L'IVG doit être un « droit » reconnu par l'Union européenne pour cette eurodéputée finlandaise

L’Union européenne apparaît comme un rempart des droits des femmes, mais si on y regarde à la loupe, elle connait aussi une forme de régression. Ainsi, le droit à l’avortement est en recul dans plusieurs pays tels que l’Italie, la Hongrie, et surtout la Pologne, où il est quasiment interdit, tout comme à Malte. Malgré une initiative populaire reprise par la Commission européenne pour donner un accès à l’IVG pour toutes les européennes, la bataille idéologique bat son plein. "Ici l'Europe" ouvre le débat, avec les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D).

Le

Institutions, impôts… Macron esquisse le deuxième acte de son quinquennat
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Sondages : pour les municipales, « un exercice vraiment plus difficile » pour les sondeurs

Les sondages sont-ils fiables pour les municipales ? C’est la question qui se pose après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le