Interdiction de manifester: un syndicat policier s’inquiète, Castaner défend « une loi anti-brutes »
Les interdictions administratives de manifester, disposition-clé de la proposition de loi "anticasseurs", "bafoue" la liberté...

Interdiction de manifester: un syndicat policier s’inquiète, Castaner défend « une loi anti-brutes »

Les interdictions administratives de manifester, disposition-clé de la proposition de loi "anticasseurs", "bafoue" la liberté...
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Les interdictions administratives de manifester, disposition-clé de la proposition de loi "anticasseurs", "bafoue" la liberté fondamentale de manifester, selon le syndicat Unsa-Police, mais est au contraire une "loi anti-brutes" de "protection", pour le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Les députés ont achevé vendredi l'examen de cette proposition de loi LR controversée, à la veille d'un acte 12 des "gilets jaunes".

"Cette mesure administrative relève de l'état d'urgence, il ne faut pas que l'exception devienne la règle, elle viendrait entraver la liberté fondamentale de manifester", a considéré l'Unsa-Police, l'une des trois organisations syndicales représentatives de la Police nationale, dans un communiqué.

Selon le syndicat, l'interdiction de manifester déjà prévue par un article du code de la sécurité intérieure (L.211-13), "doit rester exclusivement une décision de justice et constituer un délit pour celui qui ne la respecterait pas".

"L'interdiction administrative pourrait se substituer à celui-ci, bafouant ainsi de façon arbitraire (la) liberté fondamentale" de manifester, a dénoncé l'Unsa-Police.

Mais pour le ministre de l'Intérieur, "la montée des violences lors des manifestations est un phénomène que nous devons regarder en face".

Le mouvement des gilets jaunes "s'est accompagné de violences dès le début. La proposition de loi visant à renforcer et garantir le maintien de l'ordre public dans les manifestations - loi que je qualifierais volontiers de loi anti-brutes - (...) est une partie de notre réponse", a déclaré Christophe Castaner lors d'une conférence de presse.

"Ce n'est pas une loi de circonstance, c'est une loi de protection, qui va nous permettre d'empêcher les violents de se glisser dans les manifestations pour casser et brutaliser", a insisté M. Castaner. "En aucun cas, les manifestants ne seront interdits d'aller manifester", a-t-il dit.

L'Assemblée nationale a donné mercredi soir son feu vert à la possibilité pour les préfets de prononcer des interdictions de manifester, disposition controversée de la proposition de loi "anticasseurs". Le vote solennel du texte est prévu mardi.

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