Interdiction des portables dans les écoles et collèges: feu vert définitif du Parlement
Le Parlement a définitivement adopté lundi, par un ultime vote de l'Assemblée, l'interdiction des portables dans les écoles et...

Interdiction des portables dans les écoles et collèges: feu vert définitif du Parlement

Le Parlement a définitivement adopté lundi, par un ultime vote de l'Assemblée, l'interdiction des portables dans les écoles et...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Parlement a définitivement adopté lundi, par un ultime vote de l'Assemblée, l'interdiction des portables dans les écoles et collèges, voire dans certains lycées, au coeur d'une proposition de loi LREM traduisant une promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

Soutenu par les groupes LREM, MoDem et UDI-Agir-Indépendants, le texte sur "l'encadrement de l'utilisation du téléphone portable dans les établissements d'enseignement scolaire", sur lequel députés et sénateurs avaient trouvé un compromis, a obtenu 62 voix pour, une contre.

Les LR mais aussi socialistes, Insoumis, communistes se sont abstenus, critiquant "une opération de communication", de "l'affichage politique", "une loi de circonstance" qui "ne va rien changer".

La proposition de loi interdit l'usage de tout objet connecté (portable, tablette, montre...), dans les écoles et collèges. Il y aura des exceptions "pour des usages pédagogiques", laissés à l'appréciation de chaque établissement dans son règlement intérieur, ou pour les enfants handicapés.

Les activités liées à l'enseignement mais à l'extérieur, comme le sport, seront aussi concernées.

Les lycées auront, eux, la possibilité, mais pas l'obligation, d'inscrire l'interdiction totale ou partielle du portable et autres objets connectés dans leur règlement intérieur.

Le Code de l'éducation interdit, depuis la loi du 12 juillet 2010, les portables "durant toute activité d'enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur".

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, selon lequel cette interdiction n'était pas effective dans tous les collèges et manquait d'un socle juridique solide, a vanté une loi "d'entrée dans le XXIème siècle" qui "envoie un message à la société française" mais aussi à l'international, avec "d'autres pays intéressés".

Plaidant pour une "approche moderne des technologies", caractérisée par du "discernement", il a plaidé pour avoir à la fois une approche "défensive" et "offensive".

La proposition de loi entend ainsi renforcer l'éducation des élèves à un usage responsable et éclairé des outils et ressources numériques.

Partager cet article

Dans la même thématique

Interdiction des portables dans les écoles et collèges: feu vert définitif du Parlement
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le