ISF: Le Maire souhaite que le Sénat ne modifie pas « l’équilibre » de la réforme
Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a souhaité dimanche que le Sénat, qui va examiner le projet de réforme de l'ISF, ne...

ISF: Le Maire souhaite que le Sénat ne modifie pas « l’équilibre » de la réforme

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a souhaité dimanche que le Sénat, qui va examiner le projet de réforme de l'ISF, ne...
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Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a souhaité dimanche que le Sénat, qui va examiner le projet de réforme de l'ISF, ne modifie pas l'équilibre de la mesure votée à l'Assemblée nationale.

"Je ne souhaite pas qu'on remette en cause l'équilibre de cette réforme", qui remplace l'impôt sur la fortune par un simple impôt sur la fortune immobilière (IFI), a affirmé le ministre sur France 3.

Avec cette mesure le gouvernement espère que les "3,4 ou 3,5 milliards d'euros environ d'imposition que nous allons supprimer", selon M. Le Maire, ira dans le financement des entreprises.

"Il serait peut-être temps d'avoir des entreprises qui puissent se financer soit avec leurs fonds propres, soit avec des capitaux français", a-t-il défendu.

Pour vérifier si cet argent va vraiment dans le financement des entreprises, le ministre a écarté toute idée de sanction mais s'est dit prêt à "évaluer cette politique fiscale" d'ici "2 ans".

Alors que le gouvernement est accusé par l'opposition de présenter un budget "pour les riches", Bruno Le Maire a aussi estimé qu'"il y a beaucoup pour les plus modestes" dans ce projet de budget 2018, citant la suppression progressive de la taxe d'habitation pour 80% des Français ou l'augmentation de l'allocation adulte handicapé.

Il a notamment fustigé les critiques de l'ancien président de la République, affirmant voir "beaucoup d'arrogance de la part de François Hollande (...) qui n'a même pas pu se représenter devant les Français il y a quelques mois".

Enfin, interrogé sur la proposition du président du Medef Pierre Gattaz de mettre en place un contrôle journalier des chômeurs, Bruno Le Maire a jugé "impensable" une telle mesure.

"On ne va pas faire du flicage journalier des chômeurs", a-t-il affirmé.

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