Israël : « Trump jette de l’huile sur le feu » selon Jean-Pierre Raffarin
Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, président de l’ONG « leaders pour la paix », était l’invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat. Interrogé sur les évènements en Israël, il insiste sur la nécessité de dialoguer.

Israël : « Trump jette de l’huile sur le feu » selon Jean-Pierre Raffarin

Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, président de l’ONG « leaders pour la paix », était l’invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat. Interrogé sur les évènements en Israël, il insiste sur la nécessité de dialoguer.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

58 Palestiniens ont perdu la vie, lundi, à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, lors d’une manifestation à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem. La décision du transfert de l’ambassade de Tel-Aviv à la ville sainte, avait été prise par Donald Trump le 6 décembre dernier, et avait provoqué de vives contestations.

L’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, trouve « désolant » que « le Président américain jette de l’huile sur le feu ». « Nous sommes dans une situation maintenant, où la perspective des deux Etats (…) est en train d’être progressivement abandonnée » regrette-t-il.

Le président de la fondation « leaders pour la paix », est clair : « Je n’ai jamais vu en 40 ans de vie publique, une situation aussi dangereuse partout dans le monde », et il explique : « Le principal danger, c’est l’affaiblissement du multilatéral. Avec le terrorisme, avec les nouvelles cyberattaques ».

L’ancien sénateur insiste : « On a aujourd’hui, une sorte d’abandon de la règle de droit international qu’était le multilatéralisme ». Selon lui, Trump se retire « des lieux où l’on doit discuter », et son unilatéralisme menace la stabilité et la paix dans le monde.

Il reconnaît que les structures internationales sont « faibles », mais qu’il faut les « revivifier, plutôt que de continuer à agir comme ça, de manière unilatérale ».

« La guerre n’est jamais la solution, et donc c’est le dialogue qui compte » conclut-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: PY Bournazel reunion publique campagne municipale Paris
7min

Politique

Municipales : faute d’implantation locale, Renaissance contraint de faire profil bas

La formation de Gabriel Attal a fait le choix d’une campagne a minima pour les élections municipales, avec 360 listes menées sur son nom. Faute d’implantation locale, Renaissance a surtout choisi de former des coalitions avec ses partenaires du centre et de droite pour augmenter le nombre de ses conseillers municipaux. Enjamber les municipales pour mieux lancer la campagne présidentielle, c’est le pari de l’ancien Premier ministre.

Le

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le