« J’ai la tête d’un moule? »: Macron défend l’ENA
Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron s'est défendu samedi à Clermont-Ferrand d'être entré "dans un moule" lors de sa...

« J’ai la tête d’un moule? »: Macron défend l’ENA

Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron s'est défendu samedi à Clermont-Ferrand d'être entré "dans un moule" lors de sa...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron s'est défendu samedi à Clermont-Ferrand d'être entré "dans un moule" lors de sa formation à l'École nationale d'administration (ENA), "une école de la République" qu'il refuse "d'attaquer".

"J'ai la tête d'un moule? Vous trouvez? Je vous donne le sentiment d'être fait dans un moule? Ben, l'ENA ce n'est pas un moule, c'est un moule pour qui veut le devenir", a déclaré à la presse l'ancien ministre, lors de sa visite du marché Saint-Pierre dans le centre-ville de Clermont-Ferrand, après qu'un passant lui a reproché d'être "un produit du système".

"Avant que ce soit l'ENA, c'était quoi? C'était le recrutement par copinage, par concours de bonnes manières, parce qu'on avait un parent ou un cousin qui était déjà dans la fonction publique. Moi, je préfère les concours de la République, ils sont méritocratiques", a considéré M. Macron, interrogé par l'AFP.

Voulant "défendre" cette école prestigieuse, l'ex-ministre de l'Économie a préféré dénoncer le système scolaire actuel "plus déterministe qu'il y a vingt ans".

"Le vrai scandale, ce n'est pas l'ENA. C'est qu'il y a moins d'enfants de paysans ou d'ouvriers qui arrivent à l'ENA. Les épreuves qui sont mises au concours d'entrée parfois creusent encore ces injustices. C'est contre ça que je veux me battre", a-t-il fait valoir, avant de pointer du doigt "certains hauts fonctionnaires trop protégés".

"Ça, il faut le revoir mais pas en les stigmatisant. Il faut simplement qu'ils aient les mêmes règles que les autres, qu'ils aillent prendre aussi des risques", a estimé M. Macron.

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le

MELUN:  Elections senatoriales
4min

Politique

Sénatoriales 2026 :  mode de scrutin, départements concernés, enjeux politiques...Tout comprendre des élections du 27 septembre en six questions 

Les sénatoriales sont les prochaines élections à se tenir en France. Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé par moitié : ce sont ainsi 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger qui sont concernés. La rédaction de Public Sénat fait le point sur le prochain renouvellement de la chambre haute.

Le