Pour tenter de redresser un parti plongé dans une crise profonde, trois hommes ont officiellement déposé mardi leur candidature à la présidence...
Jacob, Aubert, Larrivé: chez LR, trois offres de sauvetage
Pour tenter de redresser un parti plongé dans une crise profonde, trois hommes ont officiellement déposé mardi leur candidature à la présidence...
Par Paul AUBRIAT
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Pour tenter de redresser un parti plongé dans une crise profonde, trois hommes ont officiellement déposé mardi leur candidature à la présidence des Républicains: un chiraquien historique, Christian Jacob, et deux quadragénaires ambitieux, Julien Aubert et Guillaume Larrivé.
- Christian Jacob, le favori -
Réputé favori, Christian Jacob revendique le soutien de la grande majorité des pontes du parti et les parrainages de près des deux tiers des députés LR, dont il dirige le groupe à l'Assemblée depuis 2010.
Christian Jacob à Saint-Etienne le 26 juin 2019
AFP/Archives
Âgé de 59 ans, l'ancien ministre de Jacques Chirac est un fin connaisseur de la machine LR - il était entré à la commission exécutive du RPR dès 1995 - et peut se targuer d'un certain sens de la négociation, déjà éprouvé lorsqu'il était président du Centre national des jeunes agriculteurs au début des années 90.
Mais cet élu de Seine-et-Marne tient surtout pour principale qualité de ne nourrir aucune ambition présidentielle. La garantie, au moins provisoire, d'absence de querelle au sommet après celle ayant opposé en 2012 François Fillon et Jean-François Copé.
Son programme? S'appuyer sur les dernières forces du parti: la majorité au Sénat et le maillage des élus locaux.
- Julien Aubert, le souverainiste -
Après une première tentative de candidature à la tête du parti en 2017, avortée faute de parrainages suffisants, l'élu du Vaucluse va désormais pouvoir compter ses troupes. Il a notamment reçu le soutien de Claude Goasguen et Gérard Longuet, et cite comme modèle "Philippe Séguin et Charles Pasqua".
Julien Aubert arrivant à une réunion du parti Les Républicains (LR), le 27 mai 2019 à Paris
AFP/Archives
Le condisciple d'Emmanuel Macron à l'ENA - il est âgé, comme le président, de 41 ans - avait créé son mouvement Oser la France en 2017, s'imposant comme l'un des représentants de la branche souverainiste de LR, opposée au fédéralisme européen mais également préoccupée de justice sociale et du rôle de l'État.
Élu de justesse en 2012 après le retrait d'une candidate frontiste, ce natif de Marseille, magistrat de la Cour des comptes, oppose ses "convictions gaullistes" à ses détracteurs qui l'accusent d'une certaine proximité avec le Rassemblement national dont le néo-gaullisme revendiqué est pour lui une "supercherie".
L'un de ses anciens camarades à l'Assemblée, l'ex-député LR du Vaucluse Thierry Mariani, devenu eurodéputé RN, veut d'ailleurs croire qu'il sera "la surprise" de ce scrutin interne, comme l'avait été vingt ans plus tôt Michèle Alliot-Marie, élue à la tête du RPR face au favori d'alors Jean-Paul Delevoye.
Pour réaliser ce tour de force, M. Aubert propose, à l'instar de ses deux concurrents, la suppression de la primaire, et de la remplacer, au choix, par un système de désignation par les militants et sympathisants ou par un collège électoral de conseillers nationaux et d'élus locaux.
- Guillaume Larrivé, le libéral -
Député de l'Yonne depuis 2012, cet énarque de la promotion 2002 s'est fait connaître du grand public à l'été 2018 en devenant le co-rapporteur de la commission d'enquête de l'Assemblée sur l'affaire Benalla, avant d'en claquer la porte en dénonçant des "pressions" de l'Élysée.
Magistrat au Conseil d'État, M. Larrivé, âgé de 42 ans, s'est initié à la politique dans le cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, puis comme directeur adjoint des cabinets ministériels de Brice Hortefeux.
Le député LR Guillaume Larrive le 11 juillet 2017 à Paris
AFP/Archives
"Sorti du cimetière des technocrates" avec son élection à l'Assemblée (dixit M. Sarkozy), il intervient régulièrement sur les sujets régaliens, domaine dans lequel il prône un "réarmement". Sur ce terrain comme sur les questions économiques, M. Larrivé, tenant d'une ligne "nationale et libérale", retient rarement ses coups contre le chef de l'État, ce "premier président post-national, au risque de la guerre civile".
Pour la présidence de LR, il a notamment reçu le parrainage de l'ancien ministre de l'Économie Éric Woerth.
Jamais à cours d'un anglicisme, M. Larrivé promet de "faire le job" s'il est élu à la tête du parti dont il veut faire non pas un "petit mouvement de protestation" mais "le grand mouvement populaire de l'après-Macron", tout en reconnaissant une situation "hyper compliquée pour les Républicains".
Les groupes engagés dans l’ancien socle commun attendent que le gouvernement sorte du bois, s’agissant des pistes pour les prochains textes budgétaires. Cette année, ils n’ont pas adressé de propositions précises au gouvernement mais des grandes orientations, laissant à Matignon le point de départ des discussions. Alors que l’équation budgétaire se complique avec le ralentissement de la croissance, les rapporteurs généraux craignent le pire dans les prochains mois.
Le parquet national financier a annoncé vendredi la saisie, avec la justice belge, d’une somme de 65 millions d’euros dans le cadre de l’enquête pour blanchiment aggravé de fraude fiscale autour du cabinet de conseil McKinsey. L’enquête avait été ouverte en mars 2022 dans le prolongement de la commission d’enquête du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017.
Après deux quinquennats, la situation pour les personnes handicapées est mitigée. Des progrès sont là, avec le remboursement des fauteuils roulants, une hausse des aides sociales ou une présence accrue des élèves en situation de handicap à l’école. Mais les difficultés d’emploi, le manque de places dans le secteur médico-social ou des problèmes d’accessibilité rendent encore la vie des personnes handicapées difficile.
Après un été de canicules, d'incendies et de sécheresse exceptionnels, le gouvernement a annoncé vendredi plus d'1 milliard d'euros d'aides d'urgence pour soutenir une agriculture française durement éprouvée. Insuffisant pour les syndicats qui réclament au moins le double. Le président du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard, demande au gouvernement une réponse structurelle à une crise systémique qui passe par une réduction des émissions et l'adaptation au climat.