Jadot dénonce le « double discours » des socialistes sur l’écologie
La tête de liste EELV pour les européennes Yannick Jadot a réaffirmé mardi son opposition au projet de tunnel ferroviaire Lyon...

Jadot dénonce le « double discours » des socialistes sur l’écologie

La tête de liste EELV pour les européennes Yannick Jadot a réaffirmé mardi son opposition au projet de tunnel ferroviaire Lyon...
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La tête de liste EELV pour les européennes Yannick Jadot a réaffirmé mardi son opposition au projet de tunnel ferroviaire Lyon-Turin, dénonçant le soutien des socialistes à ce projet et plus généralement leur "double discours" sur l'écologie.

"Ce projet doit s'arrêter (...) On ne peut pas aujourd'hui, pour répondre aux 67.000 morts prématurés en France liés à la pollution de l'air, dépenser 26 milliards d'euros pour un résultat potentiel dans 15 ou 20 ans. Ce que demandent même les routiers, ce que demandent les associations, et ce que nous demandons, c'est l'utilisation pleine et entière d'une ligne qui existe, qui est parfaitement en état et qui créerait de l'emploi à l'échelle locale", a-t-il affirmé à l'occasion d'un déplacement dans les Alpes sur ce thème.

Vieux de plusieurs décennies, le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin vise à réduire les transports de marchandises en camion au profit du rail et à diviser par deux le temps de trajet pour les passagers, en mettant Turin à deux heures de Lyon. Son élément central est un tunnel de 57,5 km qui a commencé à être creusé dans les Alpes italiennes et françaises.

Mais des associations, dont des représentants accompagnaient M. Jadot, critiquent le coût et les délais de réalisation du projet, faisant valoir que la ligne existante du Mont-Cenis permettrait d'absorber environ les deux tiers des camions qui circulent en Maurienne et dans la vallée de l'Arve, à un coût compétitif par rapport à la route.

M. Jadot a regretté le soutien des socialistes comme de la droite au projet.

"Ce qui différencie les écologistes du reste des listes qui parlent d'écologie c'est notre cohérence. Les socialistes comme la droite au Parlement européen, ils votent les accords de libre-échange. Les socialistes comme la droite, ils soutiennent le Lyon-Turin. Ils soutiennent le Grand Contournement Ouest de Strasbourg. Ils soutiennent le nucléaire. Ils soutiennent l'irrigation à outrance de l'agriculture. Ca, ce n'est pas de la cohérence, ça s'appelle du double discours, de la tartufferie", a-t-il dénoncé.

Son bras droit Alexis Braud a souligné la présence parmi les candidats PS aux européennes du maire de Fourneaux (Savoie) François Chemin, qui soutient le Lyon-Turin. Mais aussi de Pernelle Richardot, qui soutient le GCO, et de Christophe Clergeau, qui avait pris fait et cause pour Notre-Dame-des-Landes. "On ne peut pas avoir une liste constituée de gens comme ça et dire on est écologiste. Il y a une dissonance", a-t-il estimé.

Plus tôt dans la journée, M. Jadot avait mis en garde en compagnie d'autres acteurs associatifs et syndicaux contre la "privatisation des barrages" hydroélectriques.

Il y a une "exception française", "qui est de ne pas avoir défendu le contrôle par l'Etat et les citoyens de sa principale source d'énergie renouvelable qui est l'énergie hydraulique", malgré les enjeux au regard de la transition énergétique, de la sécurité, de la gestion de l'eau, a-t-il souligné.

"Nous ne lâcherons pas sur ce dossier", a-t-il assuré, en dénonçant la vente par l'Etat des "joyaux de la République", autoroutes ou aéroports.

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