« Jusqu’à l’affaire Benalla, on se croyait les maîtres du monde », confesse Bruno Questel (LREM)
Quelques minutes avant l’allocution d’Emmanuel Macron, le député LREM de l’Eure concède des erreurs commises par la majorité présidentielle. Coupable d’un « excès de vanité », le groupe n’a pas vu arriver la vague contestataire qui secoue le pays depuis plusieurs mois.

« Jusqu’à l’affaire Benalla, on se croyait les maîtres du monde », confesse Bruno Questel (LREM)

Quelques minutes avant l’allocution d’Emmanuel Macron, le député LREM de l’Eure concède des erreurs commises par la majorité présidentielle. Coupable d’un « excès de vanité », le groupe n’a pas vu arriver la vague contestataire qui secoue le pays depuis plusieurs mois.
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Mea culpa. Invité sur le plateau de Public Sénat avant la conférence de presse du président de la République, le député LREM de l’Eure, Bruno Questel, revient sur les erreurs de la majorité. « Jusqu’à l’affaire Benalla, la majorité à l’Assemblée nationale, on se croyait les maîtres du monde, rien ne pouvait nous résister et la machine s’est déréglée », concède-t-il. Submergée par une vague de dégagisme, l’Assemblée nationale s’est effectivement recouverte des couleurs présidentielles après l’élection d’Emmanuel Macron. Une majorité forte qui a donné le sentiment, parfois à juste titre, que les projets de loi des ministères étaient votés sans contradiction ni concertation devant le Parlement.

« Un certain nombre de mes collègues qui venaient d’autres horizons ont cru tout dominer parce qu’ils avaient élu contre des personnes qui depuis 30 ans faisaient de la politique »

« On a fait des erreurs mais on a beaucoup travaillé, la moitié de mes collègues n’avaient jamais fait de politique », justifie Bruno Questel en expliquant que collectivement les « députés de la majorité » dont lui-même « se croyaient intouchables et irrésistibles ». « On a péché par excès de vanité collective », analyse-t-il a posteriori.  

Bruno Questel revendique aujourd’hui ne pas appartenir au nouveau monde : « J’ai été élu la première fois en 1995, j’ai été maire 15 ans mais tout cela je l’ai construit patiemment ». Contrairement à « un certain nombre de (ses) collègues qui venaient d’autres horizons et qui ont cru tout dominer parce qu’ils avaient élu contre des personnes qui depuis 30 ans faisaient de la politique ». Emmanuel Macron qui tentait hier soir de répondre à la crise sociale qui traverse la France en présentant les mesures de l’après grand débat national, a lui-même rendu hommage aux corps intermédiaires qui s’étaient largement sentis snobés pendant les premiers temps de son quinquennat.

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

« Jusqu’à l’affaire Benalla, on se croyait les maîtres du monde », confesse Bruno Questel (LREM)
2min

Politique

Mort de Quentin : Vincent Jeanbrun pointe la responsabilité de LFI dans « la libération de la parole violente »

Invité dans notre matinale, le ministre du Logement est revenu sur la mort de Quentin en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’ancien député LR pointe la responsabilité de LFI dans « l’hystérisation » du débat public et appelle la France Insoumise à « se soumettre » au respect du débat public et des règles de droit.

Le

« Jusqu’à l’affaire Benalla, on se croyait les maîtres du monde », confesse Bruno Questel (LREM)
3min

Politique

Logement : « Quand on est un criminel, on ne doit pas bénéficier d’un logement social » estime Vincent Jeanbrun

Invité de notre matinale, le ministre du Logement n’a pas nié les difficultés d’un secteur en crise, et mise en réponse sur un « plan de relance. » Concernant le logement social, Vincent Jeanbrun défend toujours la fin du « logement social à vie » et l’expulsion de locataires condamnés pour des faits « particulièrement graves. »

Le

proc ok
3min

Politique

Quentin Deranque a été frappé par au « moins six individus », pas d’interpellation à ce stade, précise le procureur

« Ces trois jeunes hommes, dont Quentin Deranque, ont été jetés au sol, frappés à de très nombreuses reprises par plusieurs individus, au moins six pour Quentin Deroc », a précisé le procureur de Lyon, lors d’une conférence de presse. Selon l’avancée de l’enquête, il ne confirme pas que les agresseurs sont liés à la mouvance antifasciste. Les agresseurs étaient « masqués, cagoulés ».

Le