L’Assemblée ouvre la voie à la délivrance de médicaments à l’unité
Chaque année, un Français jette 1,5 kg de médicaments: pour mettre fin au gaspillage, l'Assemblée nationale a voté vendredi le...

L’Assemblée ouvre la voie à la délivrance de médicaments à l’unité

Chaque année, un Français jette 1,5 kg de médicaments: pour mettre fin au gaspillage, l'Assemblée nationale a voté vendredi le...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Chaque année, un Français jette 1,5 kg de médicaments: pour mettre fin au gaspillage, l'Assemblée nationale a voté vendredi le principe d'une possible vente à l'unité, engagement de campagne du président Macron, qui fera l'objet d'une "concertation".

Les députés ont donné leur aval en première lecture à un amendement du gouvernement au projet de loi anti-gaspillage, qui prévoit que "lorsque leur forme pharmaceutique le permet, la délivrance de certains médicaments en officine peut se faire à l'unité". La disposition a vocation à entrer en vigueur "au plus tard le 1er janvier 2022".

La secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson a défendu "une des mesures emblématiques de la lutte contre le gaspillage" tout en disant entendre "les préoccupations des pharmaciens", montés au créneau ces derniers jours.

Elle a souligné que les décrets d'application feront l'objet d'une "concertation avec les différentes parties prenantes", ajoutant que "nous ne partons pas d'une page blanche" car une expérimentation sur les antibiotiques a déjà été menée sur ce système déjà "très commun", dans certains autres pays.

"Les médicaments concernés par cette possibilité seront, dans un premier temps, limités à quelques antibiotiques, pour lesquels l'intérêt d'une dispensation à l'unité est le plus évident", précise l'exposé des motifs de l'amendement du gouvernement.

L'idée de la vente de médicaments à l'unité avait été introduite en commission à l'initiative de députés LREM.

Plusieurs d'entre eux ont vanté "une très belle avancée", soulignant aussi l'enjeu environnemental car les médicaments finissent parfois dans les rivières.

La rapporteure, Véronique Riotton (LREM), a admis que la mesure soulevait "des défis", dont le "temps supplémentaire pour préparation en officine" ou la nécessité de "bien informer les patients". Elle a salué le "compromis" trouvé avec l'amendement du gouvernement qui "ouvre la possibilité et plus l'obligation", y voyant une "méthode souple".

La disposition a été globalement bien accueillie, Clémentine Autain (LFI) soutenant notamment cette "réponse au gaspillage terrifiant des médicaments", tandis que Bruno Millienne (MoDem) y a vu un "moyen utile de lutter à la fois contre le gaspillage et l'automédication".

Valérie Beauvais (LR) s'est montrée toutefois réticente, s'étonnant d'une mesure votée "sans étude d'impact". Elle a appelé à la vigilance sur la "traçabilité" des médicaments, notant que dans les pays où le mécanisme est en vigueur comme aux Etats-Unis, "on a vu des trafics de médicaments sous le manteau".

Partager cet article

Dans la même thématique

Patrouille Police municipale a velo a Cannes
7min

Politique

Propos racistes à Carcassonne : quelles sont les obligations des policiers municipaux mis en cause ?

Le parquet a annoncé, mercredi, la suspension de quatre policiers municipaux de Carcassonne après la diffusion d'une vidéo les mettant en cause pour des propos racistes. L'un d'eux, membre du service d'ordre du RN, a été exclu du parti. Manquement à leur devoir de neutralité et aux conditions d'honorabilité attachées à leurs missions, infraction pénale… que risquent ces agents ?

Le

L’Assemblée ouvre la voie à la délivrance de médicaments à l’unité
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le