L’assemblée parlementaire franco-allemande en ordre de marche
Assemblée nationale et Bundestag ont scellé lundi à Paris la création d'une Assemblée franco-allemande qui doit permettre de...

L’assemblée parlementaire franco-allemande en ordre de marche

Assemblée nationale et Bundestag ont scellé lundi à Paris la création d'une Assemblée franco-allemande qui doit permettre de...
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Assemblée nationale et Bundestag ont scellé lundi à Paris la création d'une Assemblée franco-allemande qui doit permettre de donner "une nouvelle dimension à la coopération" entre les deux pays, dans un contexte tendu entre Brexit et élections européennes.

Soixante-deux ans "jour pour jour" après la signature du traité de Rome, qui a jeté les base de l'UE en instituant la Communauté économique européenne (CEE), les présidents de l'Assemblée nationale et du Bundestag, MM. Richard Ferrand (LREM) et Wolfgang Schäuble (CDU) ont signé l'accord parlementaire, déjà approuvé par les deux chambres.

La nouvelle institution, qui réunit 50 députés français et 50 allemands, devra en principe siéger au moins deux fois par an, alternativement en France et outre-Rhin.

Ses missions: veiller à l'application des décisions communes des exécutifs, suivre les affaires internationales d'intérêt commun et encore travailler à améliorer la vie des populations transfrontalières.

Avec cette alliance parlementaire, "nous donnons à la coopération franco-allemande, déjà singulière, une nouvelle dimension", s'est félicité Richard Ferrand en louant une nouvelle institution "qui n'a pas d'équivalent connu".

"Nous pourrons nous quereller sur le fond car nous aurons besoin de discuter franchement" mais les débats contribueront à "renforcer notre amitié", selon Wolfgang Schäuble. Avec son homologue français, il espère ainsi renforcer le projet européen, affaibli par la montée des eurosceptiques, à l'approche des élections européennes du 26 mai.

Le 22 janvier dernier, Emmanuel Macron et Angela Merkel avaient signé le traité d'Aix-la-Chapelle visant déjà à renforcer les relations bilatérales, mais vivement critiqué par les nationalistes des deux pays.

Si l'assemblée franco-allemande n'aura pas de pouvoir décisionnaire, l'élue d'opposition Cécile Untermaier (PS) a souhaité, lors de sa première réunion lundi, qu'elle incarne "une force de persuasion" pour faire avancer l'Europe sur des sujets comme la transition énergétique et lutter contre "une concurrence fiscale exacerbée" entre les pays de l'Union européenne.

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