L’Etat apportera les moyens financiers pour éviter le « naufrage » de l’économie
L'Etat apportera "les moyens financiers nécessaires aussi longtemps que la crise durera", pour éviter "un naufrage" de l'économie...

L’Etat apportera les moyens financiers pour éviter le « naufrage » de l’économie

L'Etat apportera "les moyens financiers nécessaires aussi longtemps que la crise durera", pour éviter "un naufrage" de l'économie...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'Etat apportera "les moyens financiers nécessaires aussi longtemps que la crise durera", pour éviter "un naufrage" de l'économie lié à la pandémie de Covid-19, a déclaré le ministre des Finances Bruno Le Maire au Journal du Dimanche.

"Je préfère que nous nous endettions aujourd'hui, en évitant un naufrage, plutôt que laisser détruire des pans entiers de notre économie", a-t-il déclaré dans un entretien au JDD.

Selon le ministre, "sur huit jours, 20 milliards d'euros de prêts" garantis par l'Etat ont été "demandés par plus de 100.000 entreprises". Pour aider les entreprises à passer le choc du confinement, l'Etat a annoncé qu'il garantirait jusqu'à 300 milliards d'euros de prêts bancaires, soit l'équivalent de 15% du produit intérieur brut (PIB) français.

En outre, 5 millions de salariés bénéficient du chômage partiel et "en trois jours, 450.000  petites entreprises ont sollicité le fonds de solidarité", a dit Bruno Le Maire, précisant que ces dispositifs "seront réabondés autant que nécessaire".

Le fonds de solidarité mis en place par l'Etat prévoit 1.500 euros maximum d'indemnisation pour les petites entreprises ayant subi au moins 50% de baisse de chiffre d'affaires par rapport à mars et avril 2019, plus une aide de 2.000 euros accordée au cas par cas pour celles menacées de faillite.

"Nous n'avons pas de difficultés à lever de l’argent sur les marchés financiers. Nos taux d'intérêt restent à des niveaux raisonnables", a indiqué le ministre, en souhaitant qu'après la crise "un plan de relance, aux niveaux national et européen" permette "de redémarrer la machine le plus vite possible".

Quant aux grandes entreprises en difficultés, le ministre dit avoir "transmis au président et au Premier ministre une liste d'une vingtaine d'entreprises stratégiques fragilisées et des solutions pour les aider : garanties de prêts, montée au capital, recapitalisation, et, en dernier ressort, nationalisation".

"Il ne pourra s'agir que de nationalisations temporaires", a-t-il poursuivi, alors que la question d'une nationalisation d'Air France, dont la quasi-totalité de la flotte est clouée au sol, est régulièrement évoquée.

Il a rappelé qu'"aucune des grandes entreprises qui font appel à l'État pour leur trésorerie ne devra verser de dividende" et invité les autres grandes entreprises "à diminuer d'au moins un tiers le versement des dividendes en 2020".

Interrogé sur des baisses de salaires de patrons et de cadres, Bruno Le Maire a souhaité que "les dirigeants fassent un effort" dans la mesure où "les salariés du privé en activité partielle ne touchent que 84 % de leur rémunération nette".

Il a précisé avoir écrit en ce sens à toutes les entreprises dans lesquelles l’État a une participation et avoir reçu "des réponses positives des présidents d'Air France (Benjamin Smith, ndlr) et de Safran (Philippe Petitcolin, ndlr)".

Parmi les filières durement touchées, il a cité "l’aéronautique ou le tourisme", estimant qu'elles vont "avoir besoin d'une attention particulière et d'un plan de soutien", dans le cadre d'une relance en "étroite coordination européenne".

Sur le plan de la consommation, M. Le Maire a souligné la chute de "50 % la semaine dernière par rapport à 2019" des paiements par carte bancaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le

Gregory Doucet,Municipal and metropolitan elections in Lyon Vote
6min

Politique

Municipales à Lyon : victoire à la Pyrrhus pour les écologistes, qui perdent la Métropole

La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.

Le

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027
7min

Politique

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027

Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.

Le

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
11min

Politique

« On a fait tout ce qu’il fallait faire pour perdre » : Rachida Dati, anatomie d’une cuisante défaite à Paris

ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.

Le