L’exécutif étudie la « piste » d’un référendum à l’issue du grand débat
Le député LREM Sacha Houlié a indiqué mercredi que l'exécutif étudiait "la piste" d'un référendum à questions multiples, sur le...

L’exécutif étudie la « piste » d’un référendum à l’issue du grand débat

Le député LREM Sacha Houlié a indiqué mercredi que l'exécutif étudiait "la piste" d'un référendum à questions multiples, sur le...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le député LREM Sacha Houlié a indiqué mercredi que l'exécutif étudiait "la piste" d'un référendum à questions multiples, sur le vote blanc, la proportionnelle, la réduction du nombre de parlementaires et le cumul des mandats, à l'issue du grand débat national voulu par Emmanuel Macron.

"Je ne suis pas le porte-parole de l'Élysée; ce que je peux dire, c'est que cette piste est à l'étude", a affirmé sur LCI le député réputé proche du chef de l'Etat, avant de préciser les mesures sur lesquelles un tel référendum pourrait porter, et qui relèvent de la loi organique et pas d'une révision constitutionnelle au sens strict.

"Faut-il réduire le nombre de parlementaires? Faut-il introduire une dose de proportionnelle? Faut-il instaurer le vote blanc? Faut-il instaurer un non-cumul des mandats non plus entre une fonction exécutive locale et une fonction parlementaire mais maintenant dans le temps, trois mandats maximum pour tous?", a énuméré Sacha Houlié.

"Je fais partie de ceux qui estiment que si ces mesures sont plébiscitées par les Français, et je crois qu'elles le sont, hé bien on doit pouvoir se poser la question de dire: +demandons-leur leur avis+", a plaidé le député de la Vienne.

"Je souhaite qu'on puisse arbitrer ça dans les prochains jours, dans les prochains mois", a-t-il ajouté.

Le député LREM a bien précisé qu'un autre volet de la réforme des institutions voulue par le président de la République, "qui nécessite absolument la révision de la Constitution", au titre de l'article 89 de la Constitution, devrait "passer par l'accord du Sénat" et ne peut donc pas figurer dans ce référendum.

Il a notamment mentionné dans ce second volet le réforme du Conseil économique, social et environnemental, la modification de la procédure parlementaire ou le fait de faire entrer l'environnement à l'article 1er de la Constitution.

"Tout ce qui ressortira de ces débats et notamment sur le sujet démocratie et citoyenneté devra pouvoir ensuite être repris par exemple dans la révision constitutionnelle que le président proposera aux Français et pourquoi pas même sanctionné par un référendum par les Français. Je trouve que ce serait quelque chose d'intéressant", a également plaidé le député LREM du Val d'Oise Aurélien Taché sur France Inter.

En juillet 2017, lors de son discours devant le Congrès à Versailles, Emmanuel Macron avait évoqué la possibilité de recourir au référendum pour réformer les institutions. "Si cela est nécessaire, je recourrai au vote de nos concitoyens par voie de référendum", avait-il expliqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
4min

Politique

[Info Public Sénat]. Gérard Larcher saisit le président du comité de déontologie après la plainte visant le sénateur LR Thierry Meignen, pour menaces de mort

Le président du Sénat, Gérard Larcher vient de saisir le président du comité de déontologie de la chambre haute sur le cas du sénateur LR, Thierry Meignen. Une saisine qui fait suite aux interpellations des groupes de gauche du Sénat sur les propos tenus par l’élu à l’encontre de Nassira El Moaddem, autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil aux éditions Stock. La journaliste a déposé plainte mardi contre l'ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis pour menaces de mort.

Le

L’exécutif étudie la « piste » d’un référendum à l’issue du grand débat
5min

Politique

Départ de David Lisnard des Républicains : « La droite est rattrapée par le syndrome d’autodestruction », déplore Agnès Evren

Quatre jours après le second tour des élections municipales, la droite se projette vers la présidentielle 2027. Les adhérents des Républicains seront appelés à choisir en avril pour le mode de désignation de leur candidat à ce scrutin. Un vote qualifié de « truqué » par le maire de Cannes David Lisnard, qui a claqué la porte du parti. « Je le regrette profondément, parce qu'il fait partie des talents de notre famille politique », réagit ce jeudi 26 mars Agnès Evren, sénatrice LR de Paris, au micro de Public Sénat.

Le