La commission d’enquête du Sénat sur Benalla, un « précédent dangereux » pour Aurore Bergé (LREM)
Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, a estimé mercredi que la commission d'enquête du Sénat, qui rend dans la...

La commission d’enquête du Sénat sur Benalla, un « précédent dangereux » pour Aurore Bergé (LREM)

Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, a estimé mercredi que la commission d'enquête du Sénat, qui rend dans la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, a estimé mercredi que la commission d'enquête du Sénat, qui rend dans la matinée son rapport sur l'affaire Benalla, a "voulu faire de la politique" et crée un "précédent dangereux".

"Il y a peu de sérénité dans ce dossier depuis le début et il y a beaucoup de volonté politique, on l'a vu avec la commission d'enquête au Sénat", a dénoncé sur RFI la députée des Yvelines.

"Je pense que ça pose un précédent qui est quand même dangereux, ce n'est pas à l'Assemblée ni au Sénat de rendre la justice sur quelque affaire que ce soit", a-t-elle mis en garde

"C'est dangereux et, de fait, le Sénat a voulu faire de la politique. Ils ont le droit de le faire, mais qu'il faut respecter quand même la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice", a insisté la députée.

"Sinon ça veut dire qu'on va créer des commissions d'enquête systématiquement pour doublonner des enquêtes en cours, que ce soit sur monsieur Benalla ou qui ce soit ?", s'est-elle interrogée.

"La justice avance, travaille, il faut qu'elle le fasse le plus sereinement possible", a-t-elle conclu.

La commission des Lois du Sénat présente mercredi son rapport d'enquête sur l'affaire Benalla, du nom de l'ex-chargé de mission de l'Élysée soupçonné d'avoir menti sous serment et placé la veille derrière les barreaux.

Après sept mois de feuilleton, un juge a décidé mardi de placer en détention provisoire l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire, dans l'enquête sur les violences du 1er mai 2018 à Paris qui lui vaut d'être mis en examen.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
9min

Politique

« Elle est capable de tout, de balancer un scud » : la présence de Ségolène Royal dans la primaire PS va-t-elle rebattre les cartes pour Raphaël Glucksmann ?

Candidate à la primaire PS/Place Publique, Ségolène Royal va-t-elle bousculer le scénario où Raphaël Glucksmann serait désigné ? « Il y a deux lignes politiques différentes dans la primaire : celle de l’union de la gauche », défendue par Ségolène Royal, et celle « d’union avec le centre droit » de Raphaël Glucksmann, pointe le directeur de campagne de la candidate, Luc Carvounas. Un point commun avec Olivier Faure, qui pourrait faire sens en cas de second tour face au candidat Place Publique…

Le

Paris : Rassemblement Loi Intégrale et Lyhanna
5min

Politique

Loi intégrale : les 1,5 milliard d’euros annoncés par le gouvernement sont-ils à la hauteur des besoins revendiqués par les associations ?

Dans une tribune publiée mardi 15 septembre dans Le Monde, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé près de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles en 2027, auxquels s’ajouteraient 2,6 milliards d’euros pour la protection de l’enfance. Des montants que les associations jugent insuffisants pour financer l’ensemble des mesures prévues par la « loi intégrale ».

Le

Paris: Conference de presse Bruno Retailleau pouvoir d achat
4min

Politique

Budget : Bruno Retailleau demande au gouvernement le retour de la réforme des retraites

Sur franceinfo, le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau a développé un peu plus la ligne de responsabilité qu'il entend incarner en indiquant que sa famille politique allait demander le retour de la réforme des retraites dans le prochain budget. Une réforme que le gouvernement avait suspendue l'année dernière, dans le cadre d'un compromis avec les socialistes.

Le

Rachida Dati and Carlos Ghosn Face Corruption Trial in Paris
5min

Politique

Ouverture du procès pour corruption de Rachida Dati : retour sur l’affaire

Rachida Dati a-t-elle touché 900 000 euros pour soutenir les intérêts de Renault au Parlement européen ? L'ex-ministre de la Justice comparaît à partir de ce mercredi 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris dans un retentissant procès pour corruption et trafic d'influence, jugée avec l'ex-PDG de Renault-Nissan CV (RNCV), Carlos Ghosn, absent à son procès aujourd’hui, pour avoir perçu de l'argent du constructeur lorsqu'elle était eurodéputée.

Le