La commission d’enquête du Sénat sur Benalla, un « précédent dangereux » pour Aurore Bergé (LREM)
Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, a estimé mercredi que la commission d'enquête du Sénat, qui rend dans la...

La commission d’enquête du Sénat sur Benalla, un « précédent dangereux » pour Aurore Bergé (LREM)

Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, a estimé mercredi que la commission d'enquête du Sénat, qui rend dans la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, a estimé mercredi que la commission d'enquête du Sénat, qui rend dans la matinée son rapport sur l'affaire Benalla, a "voulu faire de la politique" et crée un "précédent dangereux".

"Il y a peu de sérénité dans ce dossier depuis le début et il y a beaucoup de volonté politique, on l'a vu avec la commission d'enquête au Sénat", a dénoncé sur RFI la députée des Yvelines.

"Je pense que ça pose un précédent qui est quand même dangereux, ce n'est pas à l'Assemblée ni au Sénat de rendre la justice sur quelque affaire que ce soit", a-t-elle mis en garde

"C'est dangereux et, de fait, le Sénat a voulu faire de la politique. Ils ont le droit de le faire, mais qu'il faut respecter quand même la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice", a insisté la députée.

"Sinon ça veut dire qu'on va créer des commissions d'enquête systématiquement pour doublonner des enquêtes en cours, que ce soit sur monsieur Benalla ou qui ce soit ?", s'est-elle interrogée.

"La justice avance, travaille, il faut qu'elle le fasse le plus sereinement possible", a-t-elle conclu.

La commission des Lois du Sénat présente mercredi son rapport d'enquête sur l'affaire Benalla, du nom de l'ex-chargé de mission de l'Élysée soupçonné d'avoir menti sous serment et placé la veille derrière les barreaux.

Après sept mois de feuilleton, un juge a décidé mardi de placer en détention provisoire l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire, dans l'enquête sur les violences du 1er mai 2018 à Paris qui lui vaut d'être mis en examen.

Partager cet article

Dans la même thématique

La commission d’enquête du Sénat sur Benalla, un « précédent dangereux » pour Aurore Bergé (LREM)
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le