La France insoumise porte « des idées de dictature », accuse le député LREM Sylvain Maillard
Invité de Public Sénat, le député LREM de Paris Sylvain Maillard a sévèrement critiqué le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.

La France insoumise porte « des idées de dictature », accuse le député LREM Sylvain Maillard

Invité de Public Sénat, le député LREM de Paris Sylvain Maillard a sévèrement critiqué le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Manuel Valls, qui a déclaré jeudi soir que Jean-Luc Mélenchon représentait « un vrai danger pour notre pays », y trouvera probablement un appui. Invité de la matinale de Public Sénat ce matin, le député (LREM) de Paris Sylvain Maillard, n’y est pas non plus allé avec des gants pour critiquer le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. « Je crois que conceptuellement, ce que porte France insoumise, c’est la fin de la République », a déclaré cet ancien membre de l’UDI, au lendemain de la deuxième journée d’action contre les ordonnances.

Le nouveau député évoque des « idées de dictature » et pousse la comparaison avec le régime vénézuélien :

« Même s’ils nous proposent toujours une VIe République, une République idéale, les idées qu’ils portent, ce sont des idées de dictature comme on a pu en avoir tout au long du XXe siècle, sous différentes formes, comme on en a une au Venezuela à l’heure actuelle. »

« Il faut toujours rappeler que ça finirait mal »

L’élu parisien, qui estime que Jean-Luc Mélenchon est « dans son rôle de contestateur, organisé, habitué », le « rappel de cette idéologie communiste » finit « toujours mal » :

« Il y a toujours un rappel de cette idéologie communiste qui revient. […] On voit que ça continue mais ça finit toujours mal. C’est pour ça aussi que nous combattons plus fermement Jean-Luc Mélenchon et son mouvement parce que cette vision un peu idyllique d’une société comme il le souhaite, il faut toujours rappeler que ça finirait mal.

Riposte collective ?

Déclaration isolée ou stratégie de riposte collective ?  Selon Le Canard Enchaîné, la question de la France insoumise aurait été abordée lors du séminaire de cohésion des députés LREM, organisé à Aubervilliers les 18 et 19 septembre. L’hebdomadaire satirique révèle qu’Emmanuel Macron serait venu en personne faire passer un message : « il faut être intraitable sur le procès en illégitimité que Mélenchon nous fait ».

Message entendu. « Jean-Luc Mélenchon fait du terrorisme politique », a dénoncé  jeudi sur LCI, le député Bruno Bonnell.

Fin août, c’est le député Olivier Véran qui appelait ses camarades de l’Assemblée à « pilonner le bourrin Mélenchon, le remettre à sa place ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le