La France insoumise veut faire interdire les lanceurs de balles de défense
Des élus La France insoumise ont demandé samedi l'interdiction des lanceurs de balle de défense (LBD), dont ils jugent l...

La France insoumise veut faire interdire les lanceurs de balles de défense

Des élus La France insoumise ont demandé samedi l'interdiction des lanceurs de balle de défense (LBD), dont ils jugent l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Des élus La France insoumise ont demandé samedi l'interdiction des lanceurs de balle de défense (LBD), dont ils jugent l'utilisation par la police "dangereuse" au moment où des manifestants à Paris de l'acte 10 des "gilets jaunes" dénonçaient les violences policières.

"Il faut que cette violence cesse, l'utilisation des LBD est dangereuse", a tweeté le député de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière qui a déposé vendredi à l'Assemblée nationale, au nom du groupe des 17 députés LFI, une proposition de loi "visant à interdire l'utilisation des LBD et grenades lacrymogènes de type F4".

De son côté, le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a, lors de ses voeux vendredi à Marseille, assuré "ne pas être en bataille rangée avec les policiers". "C'est la doctrine de l'emploi des forces de police qui est en cause", a-t-il ajouté, déplorant les blessés parmi les manifestants et notamment ceux victimes de tirs de LBD.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a lui défendu l'utilisation des LBD: "Si vous supprimez les moyens de défense à nos forces de l'ordre, il leur reste quoi? Il leur reste le contact physique - et il y aura certainement beaucoup plus de blessés - ou il leur reste l'utilisation de leurs armes de poing qui est la solution ultime", a-t-il dit.

Jeudi, le Défenseur des droits Jacques Toubon a demandé la suspension des LBD en raison de leur "dangerosité". Le même jour, une cinquantaine de représentants politiques et intellectuels de gauche favorables aux "gilets jaunes" ont appelé à "abandonner toutes les armes dont l'utilisation conduit à des mutilations ou à des morts", dénonçant une "maladie sécuritaire", dans une tribune publiée dans Le Monde.

Alors que le gouvernement ne donne aucun chiffre global des manifestants blessés par LBD, le collectif militant "Désarmons-les" et le journaliste indépendant David Dufresne ont recensé près d'une centaine de blessés graves, en grande majorité par des tirs de LBD, dont une quinzaine qui ont perdu un œil, depuis le début de la contestation des "gilets jaunes" en novembre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le