La Loire et la Haute-Loire engagent un rapprochement
La Loire et de la Haute-Loire ont signé jeudi à Saint-Étienne une convention destinée à rapprocher ces deux départements voisins...

La Loire et la Haute-Loire engagent un rapprochement

La Loire et de la Haute-Loire ont signé jeudi à Saint-Étienne une convention destinée à rapprocher ces deux départements voisins...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La Loire et de la Haute-Loire ont signé jeudi à Saint-Étienne une convention destinée à rapprocher ces deux départements voisins et à mutualiser certaines de leurs actions, dans un contexte budgétaire tendu.

En présence du président de l’Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau, les chefs des deux exécutifs ont précisé aux conseillers départementaux réunis à Saint-Étienne que la démarche engagée ne vise pas à "une fusion" mais traduit "une volonté commune d’améliorer (les) services" rendus au million d’habitants concernés.

Cette convention d’entente interdépartementale a pour objectif de "mieux faire ensemble dans un contexte de fortes contraintes financières, sans exclure des coopérations avec d’autres départements", a déclaré le président du conseil départemental de la Haute-Loire, Jean-Pierre Marcon (LR).

Son homologue ligérien Georges Ziegler (LR) a revendiqué le "droit à une expérimentation locale dans une France structurée désormais autour de grandes régions et de métropoles".

Des actions communes ont déjà été menées ces derniers mois, sous la forme d’une manifestation sportive dans les Gorges de la Loire, trait d’union entre les deux départements.

En matière culturelle, la Maîtrise de la Loire et celle de la cathédrale du Puy-en-Velay ont donné un concert commun, tandis que le festival de musique sacrée de la Chaise-Dieu s'est délocalisé dans le Haut-Forez.

L'organisation des services de secours, à travers la mutualisation de formations et la mise en commun de matériels, la coopération en matière d’insertion, d'autonomie et de maintien à domicile, l'entretien des routes, le regroupement de bailleurs sociaux et d'acteurs du tourisme font partie de la trentaine d'autres pistes de coopération définies.

Dominique Bussereau a salué cette initiative "qui va donner des idées à d’autres départements". Il a souligné qu’elle "s'inscrit dans le contexte de la discussion en cours d’une future loi sur l’assouplissement de l’intercommunalité".

L’ancien ministre a rappelé que la Savoie et la Haute-Savoie ont déjà signé une entente départementale et que les Yvelines et les Hauts-de-Seine sont allés encore plus loin en créant un établissement public intercommunal.

"On peut tout imaginer", a-t-il poursuivi en évoquant la fusion prévue en 2021 des deux départements alsaciens, désormais inscrite dans la loi.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le