La ministre Agnès Buzyn à des « gilets jaunes » : « On veut vous faire du bien »
"Vous avez l'impression que l'on cherche à vous mettre la tête dans le sable mais (...) on veut vous faire du bien", a déclaré...

La ministre Agnès Buzyn à des « gilets jaunes » : « On veut vous faire du bien »

"Vous avez l'impression que l'on cherche à vous mettre la tête dans le sable mais (...) on veut vous faire du bien", a déclaré...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Vous avez l'impression que l'on cherche à vous mettre la tête dans le sable mais (...) on veut vous faire du bien", a déclaré jeudi la ministre de la Santé Agnès Buzyn à une dizaine de "gilets jaunes" rencontrés en Lozère.

"On est entrés en politique par conviction, on veut vous faire du bien, on se doit de vous écouter", a ajouté la ministre, également chargée des Solidarités, lors de cette rencontre à la mairie de Saint-Chély-d'Apcher, dans le nord de la Lozère.

"La politique nous entrave et nous empêche de vivre sur nos territoires", avaient expliqué ces "gilets jaunes" - un ouvrier, une professeure de sport, une retraitée ou encore un chauffeur de taxi au chômage -- lors de cette rencontre organisée devant la presse en guise de première étape de la visite de Mme Buzyn en Lozère. Il s'agit du premier déplacement de la ministre dans ce département rural enclavé.

Assurant "œuvrer pour la paix", Eric Lecuyer, qui a marché jusqu'à Paris dans le cadre du mouvement des "gilets jaunes", prévient la ministre qu'à travers le pays "une colère monte par manque de dialogue". Un autre met en cause "le comportement hautain" et "l'arrogance" du chef de l’État.

Marc explique avoir rejoint le mouvement pour protester contre la hausse des carburants mais avoir été touché par la précarité qu'il a rencontrée notamment parmi "des retraités qui n'ont pas les moyens d'allumer leur chaudière". "Ici le gilet jaune est devenu un acteur social", assure Ludovic, 38 ans, "on a amené de la chaleur humaine pour lutter contre l'individualisme ambiant".

Ces "gilets jaunes" ont remis à la ministre une consultation menée localement auprès de plus de 1.000 personnes.

Partager cet article

Dans la même thématique

La ministre Agnès Buzyn à des « gilets jaunes » : « On veut vous faire du bien »
3min

Politique

« Scroller sur son téléphone tue l’empathie, on est anesthésié », Tina Kieffer

Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

La ministre Agnès Buzyn à des « gilets jaunes » : « On veut vous faire du bien »
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le

La ministre Agnès Buzyn à des « gilets jaunes » : « On veut vous faire du bien »
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le