La ministre Agnès Buzyn à des « gilets jaunes » : « On veut vous faire du bien »
"Vous avez l'impression que l'on cherche à vous mettre la tête dans le sable mais (...) on veut vous faire du bien", a déclaré...

La ministre Agnès Buzyn à des « gilets jaunes » : « On veut vous faire du bien »

"Vous avez l'impression que l'on cherche à vous mettre la tête dans le sable mais (...) on veut vous faire du bien", a déclaré...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Vous avez l'impression que l'on cherche à vous mettre la tête dans le sable mais (...) on veut vous faire du bien", a déclaré jeudi la ministre de la Santé Agnès Buzyn à une dizaine de "gilets jaunes" rencontrés en Lozère.

"On est entrés en politique par conviction, on veut vous faire du bien, on se doit de vous écouter", a ajouté la ministre, également chargée des Solidarités, lors de cette rencontre à la mairie de Saint-Chély-d'Apcher, dans le nord de la Lozère.

"La politique nous entrave et nous empêche de vivre sur nos territoires", avaient expliqué ces "gilets jaunes" - un ouvrier, une professeure de sport, une retraitée ou encore un chauffeur de taxi au chômage -- lors de cette rencontre organisée devant la presse en guise de première étape de la visite de Mme Buzyn en Lozère. Il s'agit du premier déplacement de la ministre dans ce département rural enclavé.

Assurant "œuvrer pour la paix", Eric Lecuyer, qui a marché jusqu'à Paris dans le cadre du mouvement des "gilets jaunes", prévient la ministre qu'à travers le pays "une colère monte par manque de dialogue". Un autre met en cause "le comportement hautain" et "l'arrogance" du chef de l’État.

Marc explique avoir rejoint le mouvement pour protester contre la hausse des carburants mais avoir été touché par la précarité qu'il a rencontrée notamment parmi "des retraités qui n'ont pas les moyens d'allumer leur chaudière". "Ici le gilet jaune est devenu un acteur social", assure Ludovic, 38 ans, "on a amené de la chaleur humaine pour lutter contre l'individualisme ambiant".

Ces "gilets jaunes" ont remis à la ministre une consultation menée localement auprès de plus de 1.000 personnes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

La ministre Agnès Buzyn à des « gilets jaunes » : « On veut vous faire du bien »
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le

Election 2026 Republicans
7min

Politique

« Ça s’appelle de la corruption civile » : Donald Trump tente-t-il d’acheter ses électeurs en promettant des « dividendes » de 5000 dollars ?

À Dallas, ce mercredi 9 septembre, Donald Trump, le président américain promet 5 000 dollars à chaque adulte si son parti conserve la Chambre des représentants et le Sénat à l’issu des élections de mi-mandat. Une annonce spectaculaire, dont le financement reste flou et qui soulève des questions sur les limites entre promesse politique, incitation électorale et intégrité du scrutin.

Le