La popularité d’Emmanuel Macron recule en octobre
La cote de popularité du président de la République et du Premier ministre est en berne ce mois-ci, selon le baromètre politique d’Odoxa, réalisé pour Public Sénat, LCP-Assemblée nationale et la presse quotidienne régionale.

La popularité d’Emmanuel Macron recule en octobre

La cote de popularité du président de la République et du Premier ministre est en berne ce mois-ci, selon le baromètre politique d’Odoxa, réalisé pour Public Sénat, LCP-Assemblée nationale et la presse quotidienne régionale.
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Trou d’air pour les deux têtes de l’exécutif, dans un contexte marqué par l’envolée des prix des carburants mais aussi des craintes sur le pouvoir d’achat. 40 % des Français interrogés répondent qu’Emmanuel Macron « est un bon président de la République », soit une baisse de deux points en un mois, selon la dernière vague du baromètre politique d’Odoxa-Dentsu Consulting, réalisé pour Public Sénat, LCP-Assemblée nationale et la presse quotidienne régionale.

Quant à Jean Castex, 37 % considèrent qu’il est un bon Premier ministre, soit trois points de moins en un mois. Il faut préciser que l’enquête a été réalisée les 20 et 21 octobre, c’est-à-dire avant l’interview du Premier ministre sur TF1 et son annonce du « chèque inflation », jeudi dernier. La cote de popularité du président de la République reste toutefois nettement supérieure à celle de son prédécesseur François Hollande à la même époque (16 %).

Éric Zemmour, toujours la personnalité politique la plus rejetée du baromètre

C’est une fois de plus Édouard Philippe qui occupe la première place du palmarès de l’adhésion. 44 % des personnes interrogées éprouvent de la sympathie ou soutiennent l’ancien Premier ministre. Un niveau relativement stable sur un mois (-1 point) pour celui qui a lancé le 9 octobre au Havre, son propre mouvement politique, « Horizons ». L’ancien hôte de Matignon est suivi par l’actuelle ministre de la Culture Roselyne Bachelot (37 % d’adhésion), et Marine Le Pen qui recueille 30 % d’adhésion, soit deux points de plus en un mois. Après la présidente du Rassemblement national, vient le ministre de la Santé Olivier Véran (29 %, -1 point).

Dans ce palmarès, Éric Zemmour enregistre la plus forte progression, avec quatre points d’adhésion de plus, soit 23 % (10 % le soutiennent, 13 % éprouvent de la sympathie pour lui). Mais le polémiste d’extrême droite reste la personnalité la plus rejetée du baromètre Odoxa. 57 % des personnes interrogées (-2 points par rapport à septembre) le rejettent. Ce niveau est supérieur à celui observé pour Jean-Luc Mélenchon et Florian Philippot (53 %), ou encore Marine Le Pen et Anne Hidalgo (49 %).

Valérie Pécresse suscite le plus d’adhésion à droite

Chez les principaux candidats pour la primaire interne des Républicains, c’est Xavier Bertrand qui arrive en tête, avec 27 % d’adhésion pour l’ensemble des personnes interrogées. Il devance Valérie Pécresse (23 %) et Michel Barnier (22 %).

Le tableau est toutefois différent chez les sympathisants de droite. Valérie Pécresse vire en tête, avec 63 % d’adhésion (huit points de plus sur un mois), et dépasse d’une courte avance Xavier Bertrand (60 %, inchangé sur un mois) et Michel Barnier (47 %, +1 point). Seul Édouard Philippe, à 64 %, fait mieux qu’elle.

Anne Hidalgo, « une bonne candidate », pour un quart des Français seulement

Le baromètre d’octobre s’est également penché sur la candidature d’Anne Hidalgo, qui ne décolle pas pour le moment dans les enquêtes d’opinion. 25 % des Français interrogés voient dans la maire de Paris une « bonne candidate ». Depuis le baromètre Odoxa réalisé en janvier 2021, l’image d’Anne Hidalgo s’est aussi dégradée.

>> A lire aussi : 69 % des Français doutent des compétences d’Anne Hidalgo

Méthodologie : l’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1 005 Français interrogés par Internet les 20 et 21 octobre 2021. L’échantillon est représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur des résultats d’ensemble s’établit, selon le score visé, entre plus ou moins 1,4 et 3,1 points.

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