La rencontre Macron-May de vendredi centrée sur le Brexit
La rencontre vendredi entre Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May sera consacrée essentiellement au...

La rencontre Macron-May de vendredi centrée sur le Brexit

La rencontre vendredi entre Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May sera consacrée essentiellement au...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La rencontre vendredi entre Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May sera consacrée essentiellement au Brexit, à l'approche d'échéances cruciales pour organiser la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE), a indiqué jeudi l'Elysée.

Le chef de l'Etat accueillera Mme May en fin d'après-midi au fort de Brégançon, la résidence d'été des présidents située à Bormes-les-Mimosas (Var), où il entamera vendredi ses vacances.

Les deux dirigeants auront, à partir de 18H15, une réunion de travail d'environ deux heures. Puis ils retrouveront Brigitte Macron et Philip May pour un dîner "amical" à quatre, dans la propriété qui domine la mer Méditerranée, a précisé la présidence.

Durant la réunion, Emmanuel Macron va écouter Theresa May, de retour de vacances en Italie, "expliquer la position de Londres dans les négociations sur le Brexit et sur l'avenir des relations avec l'UE", selon l'Elysée.

Il n'y aura pas d'annonce à l'issue de l'entretien, car "il ne s'agit pas pour Paris de se substituer au processus de négociations piloté par Michel Barnier", chargé par l'UE de discuter avec Londres, souligne la présidence.

Ces négociations patinent depuis plusieurs mois alors que Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d'ici à la mi-octobre pour organiser leur divorce, programmé fin mars 2019.

"Nous sommes déjà d'accord sur 80% de l'accord de retrait", a souligné Michel Barnier dans une tribune publiée jeudi par Le Figaro. Mais "nous devons encore trouver un accord sur des points importants", précise-t-il. Il cite en particulier l'épineuse question de la frontière entre l'Irlande du Nord, concernée par le Brexit, et l'Irlande, membre de l'UE.

En visite lundi à Paris, le nouveau chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt s'était déclaré "préoccupé" par le "vrai risque d'un Brexit sans accord".

Le nouveau ministre du Brexit Dominic Raab était également jeudi à Paris pour une rencontre, qu'il a qualifiée sur Twitter de "constructive", avec la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau.

Emmanuel Macron s'était rendu à la mi-janvier à Sandhurst, près de Londres, pour participer au sommet franco-britannique, qui avait essentiellement porté sur le dossier migratoire. La situation à Calais, point de départ des migrants vers l'Angleterre, s'est depuis calmée, et Paris tire "un bilan plutôt positif" de l'accord conclu en janvier, précise l'Elysée.

Theresa May est la première personnalité invitée par Emmanuel Macron au fort de Brégançon, dont l'Élysée a récemment repris la gestion au Centre des monuments nationaux (CMN) afin qu'il redevienne un lieu de vacances d'été pour le président et que ce dernier puisse y accueillir des hôtes internationaux.

Partager cet article

Dans la même thématique

La rencontre Macron-May de vendredi centrée sur le Brexit
4min

Politique

« On surmonte nos rancœurs » : Agnès Evren (LR) défend un mariage de raison entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel pour battre la gauche à Paris

À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.

Le

La rencontre Macron-May de vendredi centrée sur le Brexit
5min

Politique

Municipales à Montpellier : sécurité, gestion des déchets, transports… Que retenir du débat d’entre deux tours ?

A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.  

Le

FRA – LR RETAILLEAU – ELECTION MUNICIPALES 2026
8min

Politique

Municipales : en lâchant Christian Estrosi à Nice, Bruno Retailleau enflamme toute la droite, avec 2027 en ligne de mire

À quelques jours du second tour des municipales à Nice, Bruno Retailleau, le patron des LR, a déclenché une crise ouverte au sein de sa propre famille politique et du bloc central, en refusant de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Éric Ciotti, allié du RN. Plus largement, le psychodrame azuréen fragilise l'accord national passé avec Horizons, mais révèle aussi les fractures d’une droite à la recherche de sa boussole stratégique pour 2027.

Le

Paris : Sarah Knafo – Meeting au Dome de Paris
6min

Politique

Municipales : le retrait calculé de Sarah Knafo recompose le jeu à Paris

Qualifiée de justesse pour le second tour des municipales parisiennes avec 10,4 % des voix, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a finalement choisi de se retirer « pour Paris », sans toutefois donner de consigne de vote, mais « pour battre la gauche ». Une décision présentée comme un « choix de responsabilité », mais qui soulève autant de questions stratégiques que politiques.

Le