Lactalis : Martial Bourquin (PS) attend maintenant la création d’une commission d’enquête
Après deux auditions menées dans le cadre d’une mission d’information, le sénateur socialiste attend désormais que le Sénat « mette en place une commission d’enquête où le PDG de Lactalis viendra s’expliquer ».

Lactalis : Martial Bourquin (PS) attend maintenant la création d’une commission d’enquête

Après deux auditions menées dans le cadre d’une mission d’information, le sénateur socialiste attend désormais que le Sénat « mette en place une commission d’enquête où le PDG de Lactalis viendra s’expliquer ».
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L’annonce de 25 cas de salmonellose chez des bébés entre 2006 et 2016 par l’Institut Pasteur est un « rebondissement » dans l’affaire Lactalis, pour Martial Bourquin (PS). Ces contaminations ont été causées par la même souche de la bactérie incriminée dans l’usine de Craon en 2005 et en 2017. « Ce n’est plus un trou dans la raquette,  on se demande s’il y avait un filet », s’interroge le sénateur socialiste du Doubs.

Désormais, la commission mixte d’information lancée à la mi-janvier ne suffit plus, selon ce membre de la commission des Affaires économiques. « J’attends très vite que le Sénat mette en place une commission d’enquête ou le PDG de Lactalis viendra s’expliquer sur ces questions », réclame Martial Bourquin.

Le sénateur, « choqué », par l’absence PDG au Sénat

Jusqu’à présent, deux personnes ont été auditionnées pour faire la lumière sur les causes de ces contaminations aux salmonelles et sur les ratés dans les procédures de retrait en magasin : la directrice générale de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), Virginie Beaumeunier, et le directeur de la communication de Lactalis, Michel Nalet.

Le PDG, qui a fait valoir un « droit de réserve » dans un contexte médiatique tendu, tout en s’engageant à rencontrer les sénateurs ultérieurement, s’est toutefois exprimé deux fois face aux journalistes depuis décembre (lire notre article).

L’absence du patron du groupe au Sénat avait agacé plusieurs sénateurs la semaine dernière, Martial Bourquin le premier. « J’ai été choqué. Il devait être présent, y compris pour prendre toute sa responsabilité », a-t-il insisté ce jeudi dans Sénat 360. « Là, on a un géant de l’agroalimentaire qui est percuté par un très gros problème de sécurité alimentaire, et nous devons prendre les problèmes à bras-le-corps ».

Les personnes convoquées dans le cadre d’une commission d’enquête ont l’obligation de s’y présenter et s’expriment sous serment, contrairement aux missions d’information qui ne sont pas coercitives. Reste à savoir quel serait le périmètre de l’investigation, car comme le rappelle le Sénat, une commission d’enquête ne peut pas être créée sur des faits faisant l’objet d’une procédure judiciaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUATRE COLONNES
9min

Politique

Sénatoriales : les écologistes pourraient refuser l’arrivée du sénateur LFI Gabriel Amard dans le groupe, mais accepter Marc Péré

Alors que Gabriel Amard, premier sénateur LFI, « demande à être accueilli par les écologistes » dans leur groupe, ces derniers doivent en décider ce mardi. Mais selon plusieurs sources, l’arrivée du gendre de Jean-Luc Mélenchon passe mal en interne et devrait être refusée. Le cas de Marc Péré, élu en Haute Garonne avec le soutien de LFI et des Ecologistes, semble ne pas poser problème. Il va pourtant se rattacher politiquement à La France Insoumise.

Le

Ces chiffrent qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026
8min

Politique

Ces chiffrent qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026

L’élection de douze nouveaux sénateurs du Rassemblement national et de ses alliés de l’UDR, l’Union des droites pour la République, pourrait être l’arbre qui cache la forêt. Les élections sénatoriales du 27 septembre se caractérisent par une progression nette du « camp national » chez les grands électeurs, y compris dans les territoires les plus ruraux.

Le

Le pape Léon XIV, le cardinal Jean-Marc Aveline et le président Emmanuel Macron lors de la réunion ‘Aux racines de l’Europe: pour la paix et l’unité’ au centre de conférences Robert Schuman à Metz
5min

Politique

À Metz, Léon XIV place l’Europe face à son histoire et à sa responsabilité pour la paix

La visite apostolique du Pape Léon XIV en France s’achève ce lundi 28 septembre à Metz. Pour son dernier jour en France, lundi 28 septembre, le pape Léon XIV a choisi Metz plutôt que Strasbourg ou Bruxelles pour prononcer un discours consacré à l’avenir de l’Europe. Sur les terres de Robert Schuman, le souverain pontife a appelé les Européens à renouer avec l’esprit de dialogue, le droit international et la construction patiente de la paix.

Le