Laïcité: Macron doit s’exprimer « clairement », selon Cazeneuve
Bernard Cazeneuve, ex-Premier ministre PS, qui vient de publier "A l'épreuve de la violence" sur ses années passées au ministère...

Laïcité: Macron doit s’exprimer « clairement », selon Cazeneuve

Bernard Cazeneuve, ex-Premier ministre PS, qui vient de publier "A l'épreuve de la violence" sur ses années passées au ministère...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Bernard Cazeneuve, ex-Premier ministre PS, qui vient de publier "A l'épreuve de la violence" sur ses années passées au ministère de l'Intérieur, marquées par les attentats, a affirmé que le président Emmanuel Macron devait s'exprimer "clairement" sur la laïcité, mercredi sur RTL.

Sur la laïcité, "il est important que le Président de la République, dans l'état de confusion où semble se trouver son gouvernement, s'exprime clairement", a affirmé M. Cazeneuve.

Selon lui, "on n'est pas capables d'aborder sereinement" une question comme celle du voile "parce que la classe politique, et c'est souvent le fait de ses leaders les plus outranciers, préempte des thèmes sérieux et sensibles et les instrumentalise à des fins politiques pour essayer de faire valoir leurs propres points de vue et que ce à quoi ils aspirent, c'est-à-dire la conquête du pouvoir".

"Le RN n'a voté aucune loi antiterroriste. Marine Le Pen a refusé de voter la loi renseignement, elle a refusé de voter toutes les lois qui appelaient au blocage des sites appelant et provoquant au terrorisme", a-t-il poursuivi. Il a également reproché à Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, d'avoir traité les forces de l'ordre de "barbares".

L'ancien Premier ministre estime que les lois existantes "suffisent à assurer la protection de la liberté de conscience. Je pense à la loi de 1905. Tous les outils sont sur la table", a-t-il insisté.

Interrogé par ailleurs sur le livre que publie mercredi François Hollande, dans lequel l'ancien président propose d'instaurer "un véritable régime présidentiel" (président élu pour six ans, suppression du Premier ministre), il s'est dit "un petit peu en décalage avec lui" et "très attaché aux institutions de la Ve République".

Partager cet article

Dans la même thématique

Laïcité: Macron doit s’exprimer « clairement », selon Cazeneuve
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le