Le député Son-Forget, auteur de dérapages sur Twitter, quitte LREM
Le député Joachim Son-Forget, convoqué dans deux semaines par le bureau du groupe LREM après des propos sexistes contre la...

Le député Son-Forget, auteur de dérapages sur Twitter, quitte LREM

Le député Joachim Son-Forget, convoqué dans deux semaines par le bureau du groupe LREM après des propos sexistes contre la...
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Le député Joachim Son-Forget, convoqué dans deux semaines par le bureau du groupe LREM après des propos sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa, a quitté samedi le parti présidentiel et son groupe parlementaire, selon une information de Valeurs actuelles confirmée samedi à l'AFP par l'intéressé.

Le représentant à l'Assemblée nationale des Français de Suisse et du Liechtenstein a dit à l'hebdomadaire conservateur continuer de soutenir le président Emmanuel Macron, mais ne pas exclure de "constituer une liste aux élections européennes et de créer un parti, quitte à continuer à utiliser la satire et des méthodes de communication innovantes".

"Le bureau du groupe LREM et moi-même prenons acte de la démission, annoncée ce jour par voie de presse, de Joachim Son-Forget de notre groupe parlementaire", a tweeté le patron des députés LREM, Gilles Le Gendre. Le cas de M. Son-Forget devait être examiné le 14 janvier par ce bureau en vue d'éventuelles sanctions. Son départ ramène à 305 le nombre de députés membres du groupe.

Déjà dans le collimateur d'une lettre d'avertissement de son parti pour des propos sexistes contre Esther Benbassa, le député a signé depuis jeudi soir de nombreux tweets assez éloignés de la réserve attendue d'un député.

Il a raconté samedi sur Twitter: "J'ai été suspendu, ce n'était pas une lettre d'avertissement. Du coup, âpres échanges téléphoniques non fructueux, j'ai pris ma décision après l'avoir annoncée au président (du groupe). Pas de drame mais de la constance".

De son côté, la sénatrice EELV Esther Benbassa s'est réjouie sur le réseau social du départ de LREM de Joachim Son-Forget: "Le sexisme en politique, ça ne passe plus, ça casse. Un seul espoir: qu'il ne passe plus nulle part. C'est notre combat commun à toutes et tous."

Un peu avant minuit jeudi, il avait commencé par un selfie posté par le député avec une peluche de blaireau, où il s'en prenait à ceux, dont ses collègues LREM, qui avaient critiqué ses propos envers Mme Benbassa.

"Dédicace spéciale à tous les trolls, collègues hypocrites déversant leur fiel, poltrons cachés dans leur anonymat, et toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux", avait-il légendé.

Plus tard, le député a posté une vidéo de lui tirant avec un fusil de sniper - un de ses hobbies - ou des photomontages le montrant en personnage de dessin animé ou en joueur de foot avec le maillot de la Suisse devant le drapeau du Kosovo - dont il a reçu il y a quelques mois un certificat de nationalité.

Le parlementaire, médecin de profession, avait dans son viseur une citation anonyme de députés LREM cités dans le journal Le Monde et le qualifiant de "psychologiquement perturbé".

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