Le gouvernement garde l'objectif de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires d'ici la fin du quinquennat, mais n'en fait pas "l'alpha et l'oméga" de sa politique en la matière, a assuré mardi le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, Olivier Dussopt.
Cet engagement chiffré, promesse de campagne du candidat Macron (qui prévoyait la réduction de 50.000 postes dans la fonction publique d'Etat et 70.000 dans les collectivités), "c'est notre cible, mais ça n'est pas l'alpha et l'oméga de notre politique en matière de service public", a dit M. Dussopt sur Sud Radio.
Le Premier ministre Edouard Philippe a précisé dimanche au JDD que, sur les postes supprimés dans la fonction publique d'Etat, 4.500 postes le seraient en 2019, et plus de 10.000 en 2020.
Evolution du nombre de fonctionnaires, tous statuts confondus (1996-2016)
AFP
Ces suppressions de postes auront lieu dans le cadre d'une "réorganisation" et d'une "modernisation" de la fonction publique, a souligné M. Dussopt, pour qui il ne s'agit pas de dire aux administrations, "comme en 2007-2012" (sous la présidence de Nicolas Sarkozy, ndlr), "voilà, débrouillez-vous avec 10.000 postes en moins".
"Réorganisons, modernisons, revoyons l'organisation de nos services publics, mettons à profit la numérisation, et parce que nous modernisons l'administration, nous pouvons réaliser des économies et à terme diminuer le nombre de postes", a fait valoir le secrétaire d'Etat.
"Je préfère y aller avec le rythme qui est le nôtre, être efficace et préserver la qualité du service public, plutôt que de procéder à des coupes aveugles comme en 2007", a-t-il ajouté.
"Je ne supprime pas de fonctionnaires, je regarde comment on fait pour qu'avec un peu moins de postes nous puissions avoir la même qualité de service public, c'est notre objectif", a-t-il encore souligné.
Alors qu’un nouveau texte visant à sanctionner les casseurs arrive en discussion à la chambre haute, le ministre de l’Intérieur était auditionné par la commission des lois du Sénat. L’occasion pour le ministre de faire un point sur l’approche de l’exécutif en matière de lutte contre les violences urbaines en marge du mouvement lycéen. Un dispositif que le ministre a pris soin de distinguer des opérations de maintien de l’ordre.
Après sa victoire écrasante à la primaire, les sénateurs PS seront « au service » de la campagne de Raphaël Glucksmann, assure leur président de groupe, Patrick Kanner, qui compte « inviter » le candidat devant le groupe. Mais plusieurs attendent qu’il montre par les actes sa volonté d’union. « Nous travaillons à un organigramme de rassemblement », assure le sénateur Alexandre Ouizille, directeur de la communication dans l'équipe de Raphaël Glucksmann.
« Il ne peut y avoir ni ambiguïté, ni accommodement, ni complaisance : le cordon sanitaire doit se traduire par des actes », soutiennent dans un communiqué commun les groupes PS, communiste et écologiste du Sénat, face à la création du premier groupe RN/UDR de la Haute assemblée. Ils appellent à ne rien voter qui émanerait de l’extrême droite.
300 magasins Intermarché/Netto, plusieurs du groupement E. Leclerc, 80 supermarchés Carrefour, 80 magasins U et une trentaine de Monoprix ont été touchés par une cyberattaque d’ampleur. Les hackers ont ciblé les systèmes de régulation frigorifique à distance du fabricant danois Danfoss. La vulnérabilité du logiciel avait pourtant déjà été repérée il y a quelques années par des experts en cybersécurité lors de différents audits.