Le gouvernement reçoit les nouveaux eurodéputés de « l’équipe France »
Le Premier ministre et une partie du gouvernement reçoivent depuis vendredi matin, à Paris, les nouveaux eurodéputés français...

Le gouvernement reçoit les nouveaux eurodéputés de « l’équipe France »

Le Premier ministre et une partie du gouvernement reçoivent depuis vendredi matin, à Paris, les nouveaux eurodéputés français...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre et une partie du gouvernement reçoivent depuis vendredi matin, à Paris, les nouveaux eurodéputés français élus le 26 mai, lors d'un séminaire, notamment pour promouvoir l'"équipe France" à Bruxelles et Strasbourg.

Environ 40 eurodéputés, sur les 74 que compte la France, se sont rendus à l'invitation de Matignon, mais aucun élu de La France Insoumise ou d'Europe Ecologie-Les Verts n'a fait le déplacement.

Ouverte par Édouard Philippe, la journée entend promouvoir "l'équipe France" au Parlement européen: "Nous ne sommes pas là pour nous mettre d'accord sur tout, mais il y a des choses que nous partageons ensemble, notamment la volonté d'avoir une influence sur les institutions européennes", a résumé la secrétaire d'État aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, qui a également évoqué "des sujets sur lesquels il y a une sensibilité française", en citant la lutte contre le dumping social et fiscal.

Après des questions-réponses avec le Premier ministre dans la matinée, l'après-midi est consacrée à des réunions thématiques avec une douzaine de ministres.

"Nous voulons travailler avec ceux qui veulent travailler sur des majorités de projet, puisque l'Europe marche par compromis", a poursuivi Mme de Montchalin, en estimant que "les ministres ne viennent pas pour vendre leur soupe, mais expliquer comment eux ils voient au Conseil européen les choses évoluer et entendre comment les eurodéputés envisagent de porter les sujets".

"Il faut un rapporteur pour porter un texte: si, aujourd'hui, ces échanges nous permettent d’avoir un, deux, trois, quatre rapporteurs dans les mois qui viennent sur des textes essentiels, ce sera un succès", a-t-elle poursuivi.

Tête de la liste du Rassemblement national, arrivée en tête le 26 mai, Jordan Bardella a quitté le séminaire au bout d'une heure, en considérant que, passé le discours d'Édouard Philippe qu'il a écouté "de manière courtoise et républicaine", "nous n'avons pas de leçons de sciences politiques à recevoir de gens qui ont été désavoués dans les urnes il y a quinze jours".

A propos de "l'équipe France", une formule régulièrement employée au gouvernement, il a fait valoir que "pour pouvoir faire équipe, il faut avoir la même stratégie, la même tactique, les mêmes objectifs; or nous ne les partageons pas".

Son homologue Nicolas Bay, eurodéputé sortant et réélu du RN, s'est voulu davantage mesuré: "Nous avons eu l'occasion à la fois de souligner nos divergences, mais il peut y avoir ponctuellement, techniquement, un certain nombre de sujets sur lesquels il y a des convergences", a-t-il déclaré en plaidant notamment pour le maintien du siège du Parlement européen à Strasbourg, un point qui fait consensus tant au gouvernement que parmi les élus.

Chez Les Républicains, Geoffroy Didier a pour sa part convenu que "bien sûr, il peut y avoir des points de convergence". "Il était important que nous puissions venir pour échanger sur l'influence française au sein des institutions européennes, qui reste un vrai défi quels que soient les clivages partisans", a-t-il expliqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

« On est déjà dans le vide, sans parachute » : la grande inquiétude de la majorité sénatoriale sur le budget 2027
7min

Politique

« On est déjà dans le vide, sans parachute » : la grande inquiétude de la majorité sénatoriale sur le budget 2027

Les groupes engagés dans l’ancien socle commun attendent que le gouvernement sorte du bois, s’agissant des pistes pour les prochains textes budgétaires. Cette année, ils n’ont pas adressé de propositions précises au gouvernement mais des grandes orientations, laissant à Matignon le point de départ des discussions. Alors que l’équation budgétaire se complique avec le ralentissement de la croissance, les rapporteurs généraux craignent le pire dans les prochains mois.

Le

Illustration in India.
2min

Politique

Cabinet de conseils : le parquet national financier annonce une saisie de 65 millions d’euros dans l’enquête pour fraude fiscale autour de McKinsey

Le parquet national financier a annoncé vendredi la saisie, avec la justice belge, d’une somme de 65 millions d’euros dans le cadre de l’enquête pour blanchiment aggravé de fraude fiscale autour du cabinet de conseil McKinsey. L’enquête avait été ouverte en mars 2022 dans le prolongement de la commission d’enquête du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017.

Le

FRA – GARCHES – HOPITAL RAYMOND-POINCARRE – PMR
6min

Politique

Fauteuils roulants, prestations sociales, école inclusive, accessibilité : quel est le bilan d’Emmanuel Macron en matière de handicap ?

Après deux quinquennats, la situation pour les personnes handicapées est mitigée. Des progrès sont là, avec le remboursement des fauteuils roulants, une hausse des aides sociales ou une présence accrue des élèves en situation de handicap à l’école. Mais les difficultés d’emploi, le manque de places dans le secteur médico-social ou des problèmes d’accessibilité rendent encore la vie des personnes handicapées difficile.

Le

Drought severely weakens maize crops. A lack of rainfall and high temperatures cause water stress, which can slow plant growth and reduce yields. Faced with these weather conditions, farmers must adapt their practices and optimize water use to safeguard th
7min

Politique

Plan d'aide d'1 milliard pour les agriculteurs : « Le gouvernement doit sortir de la perpétuelle urgence », demande Guillaume Gontard

Après un été de canicules, d'incendies et de sécheresse exceptionnels, le gouvernement a annoncé vendredi plus d'1 milliard d'euros d'aides d'urgence pour soutenir une agriculture française durement éprouvée. Insuffisant pour les syndicats qui réclament au moins le double. Le président du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard, demande au gouvernement une réponse structurelle à une crise systémique qui passe par une réduction des émissions et l'adaptation au climat.

Le