« Le gouvernement se prépare à dire aux Français qu’ils peuvent ne plus porter le masque », assure Luc Carvounas
Le maire d’Alfortville et porte-parole du PS explique avoir été « consulté » par la préfète du Val-de-Marne « sur un décret préparé par le gouvernement au sujet de la levée du port du masque en extérieur à compter du 1er juillet.

« Le gouvernement se prépare à dire aux Français qu’ils peuvent ne plus porter le masque », assure Luc Carvounas

Le maire d’Alfortville et porte-parole du PS explique avoir été « consulté » par la préfète du Val-de-Marne « sur un décret préparé par le gouvernement au sujet de la levée du port du masque en extérieur à compter du 1er juillet.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Voilà plusieurs mois que certains médecins arguent de l’inutilité du port du masque en extérieur. Le gouvernement les a-t-il entendus ? Tout à sa volonté de ne pas voir repartir l’épidémie tout en laissant plus de marge de liberté aux Français, l’exécutif se préparerait à lever cette obligation pour l’été. « J’ai été consulté par la préfète sur un décret préparé par le gouvernement au sujet de la levée du port du masque en extérieur. Il se prépare à dire aux Français qu’ils peuvent ne plus porter le masque à l’extérieur à compter du 1er juillet », a assuré le maire socialiste d’Alfortville, Luc Carvounas, invité ce mercredi de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous ». « Le Premier ministre a demandé à chaque préfet de solliciter les présidents des associations de maires pour avoir leur opinion : le 30 juin prochain, faut-il ou pas lever le port du masque ? », a-t-il complété.

Une interdiction contre laquelle protestent déjà de nombreux élus. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a par exemple demandé la fin du couvre-feu et la fin du port du masque à l’extérieur. Mais Luc Carvounas s’inscrit en faux contre ces discours. « Les gestes barrières participent au fait de se faire vacciner. Je pense que c’est trop tôt. Quand on aura un volume suffisamment important de vaccinés, là on pourra commencer à enlever le masque de manière symbolique », pense le porte-parole du PS. Pour l’heure, près de 30 millions de Français ont reçu une première dose de vaccin, 15 millions une deuxième. « Porter le masque a une valeur de symbole. Et lever tous les symboles des gestes barrières, ce n’est pas bon », a-t-il insisté.

Contre le désistement des listes de gauche au second tour des régionales

A propos du premier tour des élections régionales et départementales qui a lieu ce dimanche, le socialiste a dévoilé que le patron du PS, Olivier Faure, réunit un bureau national vendredi soir pour trancher sur les désistements éventuels des listes face au RN au second tour. Une annonce devrait intervenir dans la foulée des résultats dimanche soir. Mais une ligne de fracture divise le PS.

Luc Carvounas est, lui, formellement contre des désistements. « C’est une très mauvaise idée. Ça supprime un choix politique pour les électeurs. Le RN se combat sur les idées, politiquement, et pour ça il faut des soldats dans les hémicycles. On a vu le résultat en 2015 » Lors des dernières élections, le parti à la rose avait perdu de nombreux départements. Le bureau national s’annonce vigoureux : « On aura un débat pour les positions à avoir au second tour. Si je regarde les sondages, le désistement républicain n’empêche pas le RN de gagner. Je ne veux pas ne pas voir de conseillers régionaux de gauche élus ». Et d’ajouter : « Je pense qu’il y aura une position collective. Je respecterai la position de mon parti. »

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
9min

Politique

« Elle est capable de tout, de balancer un scud » : la présence de Ségolène Royal dans la primaire PS va-t-elle rebattre les cartes pour Raphaël Glucksmann ?

Candidate à la primaire PS/Place Publique, Ségolène Royal va-t-elle bousculer le scénario où Raphaël Glucksmann serait désigné ? « Il y a deux lignes politiques différentes dans la primaire : celle de l’union de la gauche », défendue par Ségolène Royal, et celle « d’union avec le centre droit » de Raphaël Glucksmann, pointe le directeur de campagne de la candidate, Luc Carvounas. Un point commun avec Olivier Faure, qui pourrait faire sens en cas de second tour face au candidat Place Publique…

Le

Paris : Rassemblement Loi Intégrale et Lyhanna
5min

Politique

Loi intégrale : les 1,5 milliard d’euros annoncés par le gouvernement sont-ils à la hauteur des besoins revendiqués par les associations ?

Dans une tribune publiée mardi 15 septembre dans Le Monde, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé près de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles en 2027, auxquels s’ajouteraient 2,6 milliards d’euros pour la protection de l’enfance. Des montants que les associations jugent insuffisants pour financer l’ensemble des mesures prévues par la « loi intégrale ».

Le

Paris: Conference de presse Bruno Retailleau pouvoir d achat
4min

Politique

Budget : Bruno Retailleau demande au gouvernement le retour de la réforme des retraites

Sur franceinfo, le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau a développé un peu plus la ligne de responsabilité qu'il entend incarner en indiquant que sa famille politique allait demander le retour de la réforme des retraites dans le prochain budget. Une réforme que le gouvernement avait suspendue l'année dernière, dans le cadre d'un compromis avec les socialistes.

Le

Rachida Dati and Carlos Ghosn Face Corruption Trial in Paris
5min

Politique

Ouverture du procès pour corruption de Rachida Dati : retour sur l’affaire

Rachida Dati a-t-elle touché 900 000 euros pour soutenir les intérêts de Renault au Parlement européen ? L'ex-ministre de la Justice comparaît à partir de ce mercredi 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris dans un retentissant procès pour corruption et trafic d'influence, jugée avec l'ex-PDG de Renault-Nissan CV (RNCV), Carlos Ghosn, absent à son procès aujourd’hui, pour avoir perçu de l'argent du constructeur lorsqu'elle était eurodéputée.

Le