Le gouvernement veut favoriser l’ouverture des commerces alimentaires en soirée
Le gouvernement veut favoriser l'ouverture des commerces alimentaires après 21H00 en assouplissant les règles sur le travail de...

Le gouvernement veut favoriser l’ouverture des commerces alimentaires en soirée

Le gouvernement veut favoriser l'ouverture des commerces alimentaires après 21H00 en assouplissant les règles sur le travail de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le gouvernement veut favoriser l'ouverture des commerces alimentaires après 21H00 en assouplissant les règles sur le travail de nuit comme le demande depuis longtemps le secteur, a-t-on appris mercredi auprès de la CGT et du ministère du Travail.

Dans un projet de loi "portant diverses mesures d'ordre social" qui sera présenté au conseil des ministres d'ici la mi-novembre, un article réduit la période de travail de nuit dans le commerce de détail alimentaire en l'alignant sur d'autres dérogations.

Le Code du travail considère comme travail de nuit une période d'au moins neuf heures consécutives entre 21H00 et 7H00. Mais cette période est ramenée par dérogation à sept heures dans les médias, le cinéma, les spectacles vivants ou les discothèques.

Le projet de loi propose d'ajouter à ces dérogations les commerces alimentaires qui pourraient donc rester ouverts jusque minuit, sans avoir recours au travail de nuit, à la condition de ne pas ouvrir avant 7H00 le lendemain matin.

Cela permettrait aux supérettes et supermarchés d'ouvrir tard tout en respectant l'interdiction de recourir au travail de nuit. Celui-ci doit être en effet justifié par la nécessité d'assurer la continuité de l'activité économique ou des services d'utilité sociale.

Pour qu'ils puissent en bénéficier, le projet de loi impose la conclusion d'un accord d'entreprise ou de branche avec les syndicats, comprenant des contreparties en temps de repos pour les heures travaillées entre 21 heures et minuit, mais une compensation financière sera facultative. Des mesures pour "faciliter l'articulation de l'activité professionnelle nocturne avec la vie personnelle" devront également être prévues, notamment en matière de transport.

Actuellement, seuls les commerces alimentaires situés dans les zones touristiques internationales (comme les Champs-Elysées) ont l'autorisation d'ouvrir jusque minuit. Mais les contreparties minimales sont plus fortes (doublement du salaire, retour au domicile et frais de garde des enfants à la charge de l'employeur, volontariat des salariés concernés).

Dans le projet de loi, le gouvernement justifie cet article "afin de favoriser la croissance des entreprises, d'adapter la législation applicable en matière de travail de nuit aux évolutions sociétales et aux nouveaux modes de consommation". Il l'avait déjà introduit dans la loi Pacte, mais le Conseil constitutionnel l'avait censuré pour des raisons de forme.

Dans un communiqué, la CGT juge que la ministre du Travail se comporte comme "le bras armé de la grande distribution" et "exige le retrait de ce projet qui va impacter, une fois de plus, les salariés les plus précaires, souvent des femmes avec des charges de famille".

Partager cet article

Dans la même thématique

EU–Italy-Migrants-Court
5min

Politique

Centres de migrants à l’étranger, expulsions, détention… que contient le nouvel accord de l’UE sur le durcissement de sa politique migratoire ?

Les députés européens et les États membres ont abouti ce lundi à un compromis sur un durcissement inédit des règles migratoires de l’UE, symbolisé par l’autorisation des centres de migrants délocalisés hors du continent. L’accord prévoit aussi de faciliter les expulsions, deux après le vote du Pacte Asile et Migration, que la France n’a toujours pas transposé dans sa loi.

Le

Le gouvernement veut favoriser l’ouverture des commerces alimentaires en soirée
3min

Politique

Défense : la loi de programmation militaire « nécessaire » pour se préparer au mieux à « la possibilité d’un choc », affirme le général Olivier Kempf 

Invité de la matinale de Public Sénat, le général Olivier Kempf, a détaillé les priorités auxquelles la loi de programmation militaire tente de répondre. Ce dernier y voit un renforcement des capacités françaises jugé impératif pour répondre aux évolutions géostratégiques du monde contemporain.

Le