« Le jour de gloire » des patries « est arrivé », lance à Milan Marine Le Pen
Marine Le Pen a symboliquement "prêté" samedi à ses alliés nationalistes réunis à Milan l'hymne français de la Marseillaise,...

« Le jour de gloire » des patries « est arrivé », lance à Milan Marine Le Pen

Marine Le Pen a symboliquement "prêté" samedi à ses alliés nationalistes réunis à Milan l'hymne français de la Marseillaise,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Marine Le Pen a symboliquement "prêté" samedi à ses alliés nationalistes réunis à Milan l'hymne français de la Marseillaise, considérant que "le jour de gloire" des patries était "arrivé", dans un discours aux accents très identitaires.

"Nous vous la prêtons pour dire aujourd'hui, +allons enfants des patries, le jour de gloire est arrivé+", a déclaré la cheffe du Rassemblement national, sur la place du Duomo, où étaient réunis une douzaine de formations souverainistes et identitaires d'Europe, à l'invitation du chef de la Ligue Matteo Salvini.

La dirigeante de l'extrême droite française, au coude à coude dans les sondages en France pour les élections européennes du 26 mai avec la liste soutenue par le président français Emmanuel Macron, a fustigé une "oligarchie sans repères, sans racines, sans âme, qui nous dirige avec, pour seule ambition, la soumission et la dilution de nos nations".

"Nous disons +non+ à cette immigration qui submerge nos pays et qui met en danger la sécurité de nos peuples, nos comptes sociaux et nos valeurs de civilisation", a-t-elle lancé, en invoquant une Europe "plurimillénaire", "fille d'Athènes et de Rome, de la chrétienté et des Lumières".

L'Europe est "la fille des bâtisseurs du Duomo (cathédrale de Milan, ndlr) et de Notre-Dame de Paris, de Léonard de Vinci et de Jeanne d'Arc", a-t-elle ajouté. "Jamais nous n'accepterons d'être dépossédés de ce matériel et immatériel", appelant à sa "grande "alliance européenne des nations".

"Nous voulons vivre en France comme des Français, en Italie comme des Italiens et plus largement en Europe comme des Européens", a martelé Marine Le Pen.

Elle a également dénoncé une "Union européenne qui fait soufler sur l'Europe les vents mauvais de la mondialisation sauvage" et défendu la "liberté pour chaque peuple de décider pour lui-même, (...) de choisir ses coopérations, de définir ses protections".

Pour elle, "l'Europe ne trouve sa force, et donc demain sa puissance, que dans les nations qui la composent".

Avant elle, le patron du Parti de la liberté néerlandais Geert Wilders a fustigé l'immigration et le "totalitarisme de l'islam".

"Les élites politiques à Bruxelles ne méritent plus notre confiance. (...) Matteo (Salvini) sait qu'il faut dire +ça suffit+. l'Europe a besoin de plus de Salvini", a-t-il aux dizaines de milliers de militants, essentiellement ceux de la Ligue de Matteo Salvini, rassemblés sous la pluie à Milan.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le