Le Maire à Moscou pour relancer la coopération économique malgré les sanctions
La France veut renforcer ses relations économiques avec la Russie en dépit des sanctions occidentales qui pèsent sur le pays, a...

Le Maire à Moscou pour relancer la coopération économique malgré les sanctions

La France veut renforcer ses relations économiques avec la Russie en dépit des sanctions occidentales qui pèsent sur le pays, a...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La France veut renforcer ses relations économiques avec la Russie en dépit des sanctions occidentales qui pèsent sur le pays, a affirmé mardi à Moscou le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avant une visite attendue en mai d'Emmanuel Macron en Russie.

"Nous sommes convaincus que l'économie ne doit pas être otage des problèmes politiques", a déclaré M. Le Maire, affirmant vouloir "aller de l'avant" et soulignant la "nouvelle impulsion" donnée aux relations franco-russes par la visite de Vladimir Poutine à Versailles en mai.

Le ministre français est arrivé lundi à Moscou pour une visite de deux jours. Mardi, il a coprésidé le Conseil économique, financier, industriel et commercial franco-russe (Cefic) avec son homologue russe Maxime Orechkine, comme l'avait fait M. Macron début 2016 comme ministre de l'Economie.

Les échanges commerciaux entre la France et la Russie ont pâti ces dernières années des sanctions introduites par les États-Unis et l'Union européenne contre Moscou pour l'annexion de la Crimée en mars 2014, puis pour son rôle présumé dans le conflit avec les séparatistes prorusses de l'Est de l'Ukraine.

"Notre objectif est de dépasser les 5% de parts de marché en Russie, nous sommes actuellement en-dessous", a souligné Bruno Le Maire, affirmant vouloir préparer le terrain en vue d'une visite prévue du président français lors du forum économique de Saint-Pétersbourg (nord-ouest) en mai 2018.

La Russie a invité Emmanuel Macron comme invité d'honneur de ce forum annuel qui constitue le principal rendez-vous des milieux d'affaires en Russie. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a répété la semaine dernière que le président français "prévoit" d'être présent.

Bruno Le Maire a dit vouloir "lever les obstacles" au développement des relations économiques et a critiqué les sanctions américaines: "Nous n'acceptons pas le principe des sanctions extra-territoriales, qui posent des difficultés majeures à toutes nos entreprises quand elles veulent investir dans des projets à l'étranger".

"Nous sommes sûrs que les Français notent les développements positifs de l'économie russe" qui a renoué cette année avec la croissance après deux années de récession, a pour sa part déclaré Maxime Orechkine, saluant "le retour de l'intérêt pour le marché russe".

Au terme du Cefic, une dizaine de contrats ont été signés, portant notamment sur les PME.

La filiale de la Caisse des Dépôts spécialisée dans les investissements internationaux et le Fonds russe d'investissements directs (RDIF) ont ainsi annoncé vouloir consacrer un quart d'une enveloppe commune d'investissement de 300 millions d'euros au financement de PME.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Maire à Moscou pour relancer la coopération économique malgré les sanctions
3min

Politique

Emmanuel Grégoire affirme qu’Emmanuel Macron est intervenu dans le retrait de la liste Knafo à Paris : « Quand vous perdez pied, vous dites n'importe quoi », répond Rachida Dati

Le socialiste accuse le chef de l’État d’avoir agi en sous-main pour obtenir le retrait de la liste de la candidate d’extrême droite, ce qui devrait favoriser Rachida Dati à l’approche du second tour de l’élection municipale à Paris. Au micro de Public Sénat, Rachida Dati accuse son adversaire de mener une campagne « outrancière, insultante, caricaturale ».

Le

kanner ok 3
12min

Politique

« Ces accords ne nous grandissent pas » : Patrick Kanner « dubitatif » face aux alliances PS/LFI pour les municipales

Les fusions de listes entre PS et LFI pour les municipales passent mal chez certains socialistes, à l’image de Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat, « dubitatif sur l’intérêt de ces accords ». Il pointe le non-respect des conditions fixées avant d’éventuelles alliances avec les insoumis. « Je ne comprends pas Olivier Faure, qui devrait être là pour mettre en œuvre la résolution du bureau national », affirme l’ancien ministre.

Le