Le Medef s’inquiète pour l’ilot Tromelin
Le Medef s'est inquiété, vendredi, de l'accord de cogestion de l'îlot Tromelin entre la France et l’île Maurice, qui doit être...

Le Medef s’inquiète pour l’ilot Tromelin

Le Medef s'est inquiété, vendredi, de l'accord de cogestion de l'îlot Tromelin entre la France et l’île Maurice, qui doit être...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le Medef s'est inquiété, vendredi, de l'accord de cogestion de l'îlot Tromelin entre la France et l’île Maurice, qui doit être examiné le 18 janvier à l'Assemblée, et pourrait entraîner "la remise en cause de la souveraineté de la France sur d’autres îles".

Tromelin est un petit territoire français quasi inhabité de 1 km2 à 560 km au nord de la Réunion, découvert par un navigateur français en 1722, et actuellement géré par l'administration des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Il couvre 280.000 km carrés de domaine maritime, ce qui en fait une de ses principales richesses.

"Cette île présente avant tout un intérêt scientifique et météorologique. Cependant, avec plus de 280.000 km2 de Zone économique exclusive (ZEE), elle participe au rayonnement de notre pays, deuxième ZEE du monde derrière celle des Etats Unis, et "peut contribuer au développement de l’économie, notamment autour du secteur de la pêche", souligne le Medef dans un communiqué.

Le Medef estime que si le projet de loi ratifiant l'accord-cadre entre la France et l’île Maurice est adopté, cela pourrait créer "un précédent" et entraîner "la remise en cause de la souveraineté de la France sur d'autres îles, menaçant ainsi sa Zone économique exclusive, véritable atout de notre pays dans la compétition mondiale".

Il demande aux parlementaires "de veiller, par toutes les expertises et les concertations avec les acteurs économiques nécessaires, à ce que la France ne se prive pas d'un potentiel économique et de créations d'emplois avant de ratifier cet accord".

Ces inquiétudes s'ajoutent à celles déjà formulées par le député UDI du Tarn, Philippe Folliot, et de la présidente du FN Marine Le Pen concernant la souveraineté française.

Devant les députés, le secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, Matthias Fekl a assuré mercredi que cet accord visait "à engager une coopération mutuellement bénéfique" entre la France et Maurice, "sur quatre domaines bien précis: l'environnement, la pêche, la météorologie et l'archéologie", et ne remettait pas en cause la souveraineté de la France dans la région et sur Tromelin.

Partager cet article

Dans la même thématique

Prix des carburants records, budget, menace russe, guerre en Iran : les points à retenir de l’interview d’Emmanuel Macron
9min

Politique

Prix des carburants records, budget, menace russe, guerre en Iran : les points à retenir de l’interview d’Emmanuel Macron

« On ne laissera pas les prix s'envoler pour les Français », s’est engagé le président de la République ce soir, lors d’une interview réalisée par TF1 et France 2. Durant quarante minutes, le chef de l’Etat s’est exprimé sur les grands sujets d’inquiétude du moment, dominés par la géopolitique et les conséquences sociales très dures dans le pays.

Le

Denmark Election
4min

Politique

Sondage présidentielle 2027 : Marine Le Pen largement en tête, suivi de Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe à égalité

Politico publie ce jeudi 24 septembre un sondage de Cluster 17 sur les intentions de vote du premier tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen reste largement en tête du premier tour avec 30% des voix. Jean-Luc Mélenchon se situe désormais à 19%, tout comme Édouard Philippe, loin devant Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann.

Le

Annecy Journees parlementaires du parti de droite Les Republicains
7min

Politique

Sénatoriales : Gérard Larcher annule sa venue dans les Bouches-du-Rhône, mais rappelle dans un courrier que la liste Devésa/Muselier a été « investie » par LR

Alors qu’il devait se rendre à Aix-en-Provence pour soutenir la liste de la centriste Brigitte Devésa et de l’ex-LR, devenu Renaissance, Renaud Muselier, pour les sénatoriales, Gérard Larcher a annulé sa visite. Mais dans un courrier, il rappelle que c’est bien cette liste qui a été « investie » par « la commission nationale d’investiture » des LR, « avec le soutien de la majorité sénatoriale ». Bruno Retailleau, patron des LR, avait lui apporté son soutien à la liste concurrente de Valérie Boyer.

Le