« Le positionnement de Royal » est « pathétique », tacle Boutih
Le député de l’Essonne s’en est vivement pris à la ministre de l’Ecologie, qui ne cache pas sa sympathie pour Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle.

« Le positionnement de Royal » est « pathétique », tacle Boutih

Le député de l’Essonne s’en est vivement pris à la ministre de l’Ecologie, qui ne cache pas sa sympathie pour Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Parlement hebdo sur les chaînes parlementaires, le député PS de l’Essonne Malek Boutih, soutien de Manuel Valls pour la primaire de la gauche, a vivement critiqué Ségolène Royal. N’ayant pas annoncé publiquement vers qui se portait son soutien pour l’élection présidentielle, la ministre de l’Ecologie ne cache pourtant pas sa sympathie pour Emmanuel Macron dans les médias, et dans le même temps ne cesse d’égratigner Manuel Valls. Un positionnement qui agace le député.

« Sincèrement, je trouve ça pathétique » estime Malek Boutih. « C’est une femme pour qui j’ai eu beaucoup de respect (…) mais elle n’est pas à la hauteur de ce qu’elle était ».

« Finir comme ça avec des phrases revanchardes en attendant son poste à l’ONU, ce n’est pas terrible ».

Des propos très durs, alors que le député de l’Essonne avait soutenu Ségolène Royal pendant la primaire de la gauche en 2006. « Qui aime bien châtie bien » justifie-t-il.

Il demande à Ségolène Royal de prendre clairement position, à trois mois du premier tour de la présidentielle.

« Si elle veut soutenir Emmanuel Macron, elle n’a qu’à le faire. Mais les petits pas feutrés de la petite bourgeoisie socialiste, ça suffit ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Sophia Chikirou and Jean Luc Melenchon in a meeting for the municipal elections at Mutualite in Paris
6min

Politique

« L'arbitre de la compétition » : aux municipales, LFI veut se rendre indispensable à gauche malgré son isolement

Avec ses centaines de listes indépendantes, La France insoumise (LFI) veut passer un cap à l’échelon local et assume de faire du scrutin des 15 et 22 mars le « premier tour » de l'élection présidentielle. De quoi espérer remporter plusieurs municipalités de banlieue et se mêler à la bataille du second tour dans les grandes villes, où socialistes et écologistes ne pourront se passer des voix insoumises pour l’emporter.

Le

Paris: PY Bournazel reunion publique campagne municipale Paris
7min

Politique

Municipales : faute d’implantation locale, Renaissance contraint de faire profil bas

La formation de Gabriel Attal a fait le choix d’une campagne a minima pour les élections municipales, avec 360 listes menées sur son nom. Faute d’implantation locale, Renaissance a surtout choisi de former des coalitions avec ses partenaires du centre et de droite pour augmenter le nombre de ses conseillers municipaux. Enjamber les municipales pour mieux lancer la campagne présidentielle, c’est le pari de l’ancien Premier ministre.

Le

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le