« Le résultat du Brexit c’est une baisse de 4 % du PIB anglais ! » le constat sans appel de Charles Tannock
Apparue avec le Brexit, la question de la frontière entre les deux Irlande vient de trouver un épilogue heureux, qui n’envenime pas les relations entre les deux parties de l’île, ni ne froisse l’Europe vigilante sur la libre circulation des biens au sein de l’Union. Après le Brexit et des années de tension, Londres et Bruxelles sont-ils prêts à écrire un nouveau chapitre dans leurs relations ? Cette semaine, « Ici l’Europe » ouvre le débat.

« Le résultat du Brexit c’est une baisse de 4 % du PIB anglais ! » le constat sans appel de Charles Tannock

Apparue avec le Brexit, la question de la frontière entre les deux Irlande vient de trouver un épilogue heureux, qui n’envenime pas les relations entre les deux parties de l’île, ni ne froisse l’Europe vigilante sur la libre circulation des biens au sein de l’Union. Après le Brexit et des années de tension, Londres et Bruxelles sont-ils prêts à écrire un nouveau chapitre dans leurs relations ? Cette semaine, « Ici l’Europe » ouvre le débat.
Marie Bremeau

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le divorce a été consommé il y a un peu plus de trois ans, avec pertes et fracas. Après la sortie du Royaume -Uni de l’Union européenne, les relations entre l’ancien membre du club et Bruxelles n’ont cessé de se dégrader, accumulant les dossiers épineux. « J’ai constaté personnellement le climat politique négatif qui nous a empêché de progresser dans plusieurs domaines. On a passé deux années bloquées sur des dossiers importants. Donc on tourne la page ! », applaudit Béatrice Covassi, eurodéputée socialiste italienne. Tourner la page aux années de provocation, quand Boris Johnson occupait alors le poste de premier ministre. De nouvelles relations à bâtir qui ont commencé le 27 février dernier par la signature d’un compromis appelé « cadre de Windsor ».

« Avoir une île d’Irlande sans frontière, c’est extrêmement important »

Il précise les modalités des contrôles douaniers en mer d’Irlande pour les échanges de cette province britannique. Objectif : protéger le marché commun européen tout en évitant le retour d’une frontière terrestre entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, qui aurait fragilisé la paix conclue en 1998. « Avoir la paix et la sécurité durable dans l’Irlande du Nord, ça c’est très important, non seulement pour le reste du Royaume-Uni mais aussi pour toute l’Europe. Moi je suis d’une génération plus ancienne qui se rappelle encore des problèmes des années 1970/80, pendant lesquelles il y avait le terrorisme en Angleterre et aussi en Irlande du nord à cause des problèmes politiques. Avoir une île d’Irlande sans frontière, sans division qui respecte l’accord du Vendredi saint, c’est extrêmement important ! », se réjouit un ancien eurodéputé britannique, Charles Tannock.

Le Royaume-Uni, homme malade de l’Europe ?

Si l’épineux dossier de la frontière en Irlande semble progresser, d’autres sujets de contentieux persistent, sur les questions d’immigration ou de pêche par exemple. Mais l’actuel premier ministre Rishi Sunak « veut avoir de meilleurs rapports avec l’UE », assure Charles Tannock. Peut-être par nécessité ? Ainsi l’hebdomadaire The Economist se demandait dernièrement si le Royaume-Uni n’était pas devenu l’homme malade de l’Europe. Avec une inflation record, au-dessus de 10 %, le pays traverse une crise politique et sociale de grande ampleur. Selon le ministère du travail, plus d’une personne sur 5 est considérée comme pauvre. Et le Brexit n’y est pas étranger. « Il n’y a aucun doute que le résultat du Brexit c’est une baisse de 4 % du PIB. La City a souffert, il y a maintenant des usines qui ferment, les investisseurs internationaux préfèrent le continent européen, et tout ça à cause du Brexit, se lamente l’ex-élu britannique. Il n’est pas le seul. 17 % des Britanniques ayant voté pour sortir de l’Union européenne estiment aujourd’hui s’être trompés.

Revoir l’intégralité de l’émission en replay

 

Partager cet article

Dans la même thématique

« Le résultat du Brexit c’est une baisse de 4 % du PIB anglais ! » le constat sans appel de Charles Tannock
3min

Politique

Charlélie Couture : « Je suis revenu en France car j’avais le sentiment de ne plus comprendre l’Amérique qui venait d’élire Donald Trump »

Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.

Le

« Le résultat du Brexit c’est une baisse de 4 % du PIB anglais ! » le constat sans appel de Charles Tannock
3min

Politique

Industrie musicale : « il n’y a plus de coup de cœur, on regarde le nombre de followers », La Grande Sophie

Trente ans de carrière, artiste inclassable, la Grande Sophie se tourne aujourd’hui vers la comédie musicale avec un nouveau spectacle inspiré de son premier livre « Tous les jours Suzanne ». Une nouvelle aventure qui caractérise à merveille son envie insatiable de créer. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle se livre sur son passé, son rapport à l’industrie musicale et sa relation particulière avec Françoise Hardy.

Le

« Le résultat du Brexit c’est une baisse de 4 % du PIB anglais ! » le constat sans appel de Charles Tannock
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le