Législatives : « Accord global » signé entre LREM, Horizons et le Modem
Les partis de la majorité présidentielle ont scellé leur entente pour les législatives sous la forme d’une confédération. « Un accord vient d’être obtenu, à la suite des négociations entre Richard Ferrand, François Bayrou et Edouard Philippe » annonce à publicsenat.fr Claude Malhuret, président du groupe Les Indépendant du Sénat et proche de l’ancien premier ministre. Les trois piliers de la Macronie vont l’annoncer lors d’une conférence de presse commune cet après-midi.

Législatives : « Accord global » signé entre LREM, Horizons et le Modem

Les partis de la majorité présidentielle ont scellé leur entente pour les législatives sous la forme d’une confédération. « Un accord vient d’être obtenu, à la suite des négociations entre Richard Ferrand, François Bayrou et Edouard Philippe » annonce à publicsenat.fr Claude Malhuret, président du groupe Les Indépendant du Sénat et proche de l’ancien premier ministre. Les trois piliers de la Macronie vont l’annoncer lors d’une conférence de presse commune cet après-midi.
François Vignal

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Après la gauche, ça bouge en macronie. Un accord global a été trouvé entre LREM, le Modem et Horizons, a appris publicsenat.fr. Une conférence de presse est annoncée ce jeudi, à 15 heures, au siège de La République En Marche, pour sceller officiellement cette union pour les législatives. Elle rassemblera le président LREM de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, le président du Modem, François Bayrou et celui d’Horizons, l’ancien premier ministre Edouard Philippe, a appris publicsenat.fr. Du beau monde pour montrer un visage uni en vue des scrutins des 12 et 19 juin. Les quelques tensions des derniers temps semblent derrière eux.

Dans la foulée, une première liste de 250 candidats investis par la majorité sera dévoilée en fin d’après-midi. Un bureau exécutif de LRME a aussi été convoqué ce midi, à 12h30. Il a été annoncé seulement ce matin, selon l’un de ses membres. Les autres circonscriptions « sont actées », explique un parlementaire, mais il reste encore « quelques détails » à régler. Elles devraient être dévoilées d’ici deux ou trois jours.

« Accord pour le financement des formations »

En fin de matinée, les choses s’annonçaient bien. « On me dit que c’est à peu près arrangé avec Horizons et qu’il y aura un accord global », confie un parlementaire LREM. Un accord a bel et bien été signé. « Je vous confirme qu’il y a un accord qui vient d’être obtenu, à la suite des négociations entre Richard Ferrand, François Bayrou et Edouard Philippe », annonce à publicsenat.fr le sénateur Claude Malhuret, membre d’Horizons et président du groupe Les Indépendant – République et territoires du Sénat. « L’accord est signé entre les trois principales formations, LREM, Modem et Horizons. C’est quelque chose d’important. Cette confédération comporte un accord pour le financement des formations, à la suite de l’élection des députés. Les candidats devront se rattacher à l’une de ces trois formations », précise le sénateur de l’Allier, qui sortait « d’une réunion du bureau politique d’Horizons. On est très satisfaits de cet accord. On a remercié Pierre-Yves Bournazel, qui était notre négociateur. C’est un bon accord pour tout le monde. Et les partenaires de la majorité présidentielle sont tous très satisfaits », ajoute Claude Malhuret.

Tous les candidats seront rassemblés sous la même bannière grâce à une confédération qui regroupe les différentes formations de la majorité présidentielle. « On peut comparer ça à l’UDF », en son temps, explique-t-on. Aux dernières nouvelles, la nouvelle machine électorale s’appellerait « Ensemble, majorité présidentielle ».

Pour trouver un terrain d’entente, tout le monde s’est mis autour de la même table. Ce matin, une réunion a rassemblé Richard Ferrand, qui a piloté les discussions pour LREM sur les législatives, Stanislas Guérini, délégué général d’En Marche, François Bayrou et le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, pour le Modem, et pour Horizons, Edouard Philippe et le député Pierre-Yves Bournazel. Ils ont tous travaillé ensemble en direct. On sait que la répartition des circonscriptions est une question toujours sensible.

Emmanuel Macron et le « tableau Excel »

Ces derniers jours, c’est Emmanuel Macron en personne qui a épluché la liste des candidats. Comme en 2017, il a pris « les circonscriptions une à une » dans « un tableau Excel » et a « donné son avis », nous racontait un connaisseur. Le chef de l’Etat a « pris son temps. Il n’est pas un impulsif, il est raisonné », explique ce jeudi un parlementaire LREM. Il observe aussi les autres camps, s’amuse un fidèle :

C’est comme Didier Deschamps avec l’équipe de France, Emmanuel Macron regarde quels sont les joueurs en face pour faire son équipe.

Si avec l’allié Modem, les choses ont pu sembler plus simples, c’est surtout le cas Horizons qui a posé problème. La semaine dernière, le parti d’Edouard Philippe s’était ému que les discussions n’aient pas encore commencé avec lui.

Largement plus de 50 candidats pour Horizons, qui espère « un groupe très conséquent à l’Assemblée »

A quel niveau se situait le niveau d’ambition des philippistes ? « L’accord permet d’avoir suffisamment de candidats pour avoir un financement. Car le seuil est à 50 candidats pour avoir un financement public. L’accord le permet largement », confie-t-on. De quoi avoir « un groupe très conséquent à l’Assemblée ». Exactement ce que voulait Edouard Philippe. De quoi asseoir – c’était l’enjeu pour lui – ses ambitions présidentielles pour 2027.

Les ambitions de l’ex étaient regardées avec attention chez LREM. « Horizons et Edouard Philippe peuvent aller gagner des circonscriptions de conquête. Il ne serait pas normal qu’il prenne des positions, qu’il essaie de conquérir des sièges où il y a un député LREM sortant. Il ne peut pas aller piquer des députés LREM pour les transférer à Horizons », confie un responsable de la majorité, qui cependant, « ne voit pas Edouard Philippe frondeur ». Mais avec cet accord, les risques de dissidences sont aujourd’hui écartés. « C’était une nécessité. Si la majorité n’était pas unie, ça aurait été une catastrophe. Il fallait aboutir à cet accord. Sans accord, il y aurait obligatoirement eu des candidats un peu partout », confie un parlementaire. Une nécessité d’autant plus renforcée par l’union de la gauche, qui ne permet pas de prendre le risque de partir dispersés. Grâce au terrain d’entente trouvé avec le maire du Havre, ce ne sera pas le cas. On peut voir large, sans le prendre.

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