Les anti-G7 invoquent le dispositif policier « surdimensionné » pour annuler leurs actions
Les opposants au sommet du G7 ont dénoncé dimanche les arrestations de leurs militants par un "dispositif policier clairement...

Les anti-G7 invoquent le dispositif policier « surdimensionné » pour annuler leurs actions

Les opposants au sommet du G7 ont dénoncé dimanche les arrestations de leurs militants par un "dispositif policier clairement...
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Les opposants au sommet du G7 ont dénoncé dimanche les arrestations de leurs militants par un "dispositif policier clairement surdimensionné" qui les a contraints à annuler les manifestations qu'ils avaient prévues pour cette deuxième journée du G7 de Biarritz.

Dès samedi soir, les groupes Alternatives-G7 et "G7 Ez" (Non au G7, en basque) avaient annoncé l'annulation des "rassemblements pacifiques" prévus en sept points distincts de la région de Biarritz pour "encercler" symboliquement le G-7.

Ils prévoyaient à la place une mobilisation à Anglet, ville voisine de Biarritz, avec un rassemblement dit du "mur populaire". Mais même ce rendez-vous a été finalement annulé, les organisateurs considérant que "la sécurité et l'intégrité des militants" n'étaient plus garantis, au regard "du déploiement des forces de sécurité" et de l'arrestation, dans la nuit, de l'un des leurs.

Face à l'océan, à la plage de la Chambre d'amour à Anglet, les porte-parole des plateformes G7 Ez et Alternatives G7 ont justifié ces annulations par l'arrestation d'un des "membres clés" de l'organisation, Joseba Alvarez.

Le militant espagnol aurait été arrêté aux alentours d'une heure du matin, à Urrugne, selon les porte-parole des plateformes.

"Lors de ce contrôle, il a été réalisé qu'il faisait l'objet d'une interdiction de territoire français", a confirmé ensuite à l'AFP le procureur de la république de Bayonne, Samuel Vuelta-Simon. Joseba Alvarez, auquel "rien d'autre n'était reproché"devait être remis aux autorités espagnoles, a assuré le parquet.

"Cette arrestation est surréaliste. Comment une personne qui a participé à toutes les réunions préparatoires, qui a participé à des débats, organisé les rassemblements pacifiques a pu être arrêté comme ça, lors d'un simple contrôle où il découvre cette interdiction de territoire", s'est insurgé Eñaut Arramendi, membre de G7 Ez. "Nous ne comprenons pas cette réponse de l'Etat, qui met de l'huile sur le feu", ont commenté les organisateurs, qui n'excluaient pas, pour l'heure, d'autres mobilisations dans les heures à venir.

"Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtés en Bayonne et Hendaye ces derniers jours, dont certains de nos militants associatifs" a rappelé Aurélie Trouvé, membre d'ATTAC et porte-parole de la plateforme hexagonale Alternatives G7.

"Il règne ici un climat de tension particulièrement important entretenu par les forces de l'ordre, avec un dispositif policier clairement surdimensionné. Nous savons que cet état policier a pour but d'effacer tout débat politique", a-t-elle dit.

Samedi soir, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques avait indiqué que durant la journée 68 personnes avaient été interpellées, et 38 placées en garde à vue, dans le cadre du dispositif de sécurité du G7 de Biarritz, sans préciser le lieu ou le contexte des interpellations. Depuis, une dizaine de ces gardes à vue ont été levées.

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