Les armées peuvent « parfaitement » financer seules les opérations extérieures
Les armées peuvent "parfaitement" prendre en charge seules les opérations extérieures (Opex), a défendu mardi Édouard Philippe...

Les armées peuvent « parfaitement » financer seules les opérations extérieures

Les armées peuvent "parfaitement" prendre en charge seules les opérations extérieures (Opex), a défendu mardi Édouard Philippe...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les armées peuvent "parfaitement" prendre en charge seules les opérations extérieures (Opex), a défendu mardi Édouard Philippe après des critiques dans l'opposition et jusque dans la majorité sur cette mesure controversée du budget rectificatif de 2018.

"Que s'est-il passé à la fin de l'exécution budgétaire 2018? Pour beaucoup de raisons, et notamment la sincérité du budget initial et la bonne gestion de la ministre des Armées, nous avons constaté que le montant des Opex à financer pouvait parfaitement être pris en compte par le ministère des Armées", a dit le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement.

"J'en veux pour preuve qu'en dégelant les 3% (gelés en début d'exercice budgétaire dans le budget des Armées), il restera encore de l'argent à engager à la fin de l'exercice budgétaire", a-t-il fait valoir.

Le gouvernement ayant dégelé ces 3% en faveur de crédits militaires et sans les redéployer ailleurs, "aucun euro ne manque au budget des Armées", a encore souligné le Premier ministre.

Il répondait au député LR François Cornut-Gentille, qui avait dénoncé une "décision inique, dictée par Bercy", relayant les nombreuses critiques de l'opposition qui, ces derniers jours, a dénoncé reniement", "trahison" ou encore un "coup de rabot".

Selon l'article du projet de loi de finances rectificative (PLFR) adopté lundi en première lecture à l'Assemblée, le ministère des Armées devra payer seul l'ensemble des opérations extérieures et missions intérieures (Opex et Sentinelle) cette année, estimées à 1,37 milliard d'euros.

Or le ministère avait à l'origine provisionné 750 millions d'euros pour financer cette dépense en 2018, le reste de la facture ("surcoûts Opex") étant jusqu'ici partagé entre l'ensemble des ministères au nom de la contribution nationale à l'effort de défense, comme le prévoit la loi de programmation militaire 2014-2019.

L'exécutif s'est engagé à augmenter chaque année le budget des armées, dès 2018, pour y consacrer 2% du PIB d'ici à 2025. Soit une hausse de 1,6 à 1,7 milliard d'euros par an, a rappelé M. Philippe.

Le fait de faire peser aux autres ministères une partie des Opex militaires était "un mécanisme utilisé quand le ministère n'arrivait pas à prendre en charge" le surcoût des Opex, qui faisaient régulièrement l'objet de sous-estimations "insincères", a plaidé le Premier ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Les armées peuvent « parfaitement » financer seules les opérations extérieures
2min

Politique

Affaire Lyhanna : le groupe communiste demande une nouvelle fois la création d’une délégation des droits de l’enfant au Sénat

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement, la présidente du groupe communiste du Sénat, Cécile Cukierman a indiqué qu’elle avait demandé au président du Sénat, Gérard Larcher, la création d’une délégation des droits de l’enfant au Sénat. Une demande rejetée à plusieurs reprises par la chambre haute ces dernières années.

Le

Les armées peuvent « parfaitement » financer seules les opérations extérieures
3min

Politique

« Liste noire » dans l’Education nationale : « Aucun individu dangereux ne doit pouvoir mettre les pieds dans une école », défend le ministre

Le gouvernement souhaite lister dans un fichier les personnels licenciés par l’administration en raison de comportements inappropriés avec les mineurs, même sans décision de justice. « Ils ne pourront plus rentrer par la fenêtre quand on les a chassés par la porte », défend Édouard Geffray le ministre de l'Éducation nationale.

Le

Les armées peuvent « parfaitement » financer seules les opérations extérieures
3min

Politique

Affaire Lyhanna : « Le viol est un problème d’hommes, le meurtre est un problème d’hommes », dénonce la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel

Dans la foulée du meurtre de la jeune Lyhanna dans le Gers et de celle de Noahm à Metz sur fond d’homophobie, la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel a livré un réquisitoire sévère contre « le système des violences masculines », lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat.

Le