Si Reconquête !, le parti d’Éric Zemmour, peut se vanter de présenter 550 candidats aux élections législatives des 12 et 19 juin prochains, peu de têtes d’affiche figurent dans la liste des investitures. Plusieurs figures à la tête du parti font durer le suspense, à commencer par Éric Zemmour lui-même.
Les principaux ténors de Reconquête ! vont-ils déserter les législatives ?
Si Reconquête !, le parti d’Éric Zemmour, peut se vanter de présenter 550 candidats aux élections législatives des 12 et 19 juin prochains, peu de têtes d’affiche figurent dans la liste des investitures. Plusieurs figures à la tête du parti font durer le suspense, à commencer par Éric Zemmour lui-même.
Par Steve Jourdain (avec Romain David)
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Comme une impression de flottement chez Reconquête, le parti d’Éric Zemmour, à l’approche des législatives. En apparence, le mouvement politique lancé par le polémiste d’extrême droite pendant la campagne présidentielle est un parti jeune, qui compte officiellement plus de 125 566 adhérents. Un chiffre dont aimeraient se targuer d’autres formations politiques. À titre de comparaison le Parti socialiste ne compterait plus que 20 000 membres. Éric Zemmour a réuni lundi à Paris, salle Wagram, les candidats investis pour les législatives. L’ancien journaliste, qui hésite encore à se présenter lui-même, était fier de pouvoir présenter 550 candidats au scrutin du mois prochain sur les 577 circonscriptions de France.
Le renoncement de Marion Maréchal, les hésitations de Guillaume Peltier…
Et pourtant, derrière cette façade, il y a des lézardes. Dans un post publié sur les réseaux sociaux mardi, Marion Maréchal, l’un des principales prises de guerre d’Éric Zemmour, a annoncé qu’elle ne sera pas candidate aux législatives. La petite fille de Jean-Marie Le Pen écrit qu’« à huit mois de grossesse », elle ne sera pas en mesure de « mener une campagne de terrain ». Elle renonce donc à se présenter dans le Vaucluse, où Éric Zemmour était arrivé seulement quatrième à la présidentielle. Autre responsable du mouvement qui pourrait ne pas en être : Guillaume Peltier, député transfuge Les Républicains du Loir-et- Cher. Il est le seul député sortant Reconquête mais hésiterait à se (re) lancer. Il faut dire que dans sa circonscription Éric Zemmour est là encore arrivé quatrième. L’ex-LR devrait faire connaître rapidement ses intentions.
Pas assez de mains pour piloter la campagne
Samuel Lafont, le monsieur réseaux sociaux d’Éric Zemmour, annoncé candidat dans le Gard, a finalement jeté l’éponge. Raison officielle : une incompatibilité d’agenda. « Je vais m’occuper de la communication de la campagne à Paris. Je ne pourrai pas tout faire… », a-t-il justifié dans la presse locale. Pour rappel : le Gard est un département où Éric Zemmour est arrivé, là encore, quatrième au premier tour de l’élection présidentielle, avec seulement 9,7 % des suffrages. « Pour un parti qui s’est créé tout récemment, mener une opération dans 577 circonscriptions, vous imaginez ce que cela réclame comme logistique, comme mise en place ? Notamment vis-à-vis de candidats qu’il faut accompagner. C‘est un énorme travail », abonde auprès de Public Sénat le sénateur Sébastien Meurant, transfuge LR.
On attend maintenant la décision du candidat malheureux à la présidentielle. Ira, n’ira pas ? À Paris ou dans le Var. Quelle que soit la décision d’Éric Zemmour, il n’y aura vraisemblablement pas de groupe Reconquête à l’Assemblée nationale au mois de juin. « C’est l’engagement qui compte, l’engagement au service d’une cause qui est noble » balaye Sébastien Meurant. « Il n’y aura pas de défaite honorable, seulement des victoires ! »
Rare satisfaction ces dernières heures du côté de Reconquête, la candidature de Stanislas Rigault, le porte-parole du parti. À seulement 23 ans, et après avoir refusé les avances du Rassemblement national, il se présentera sous les couleurs de Reconquête dans le Vaucluse. « La plupart des généraux de notre comité politique sont, pour le moment, candidats », a tenté de désamorcer Guillaume Peltier sur CNews ce mercredi, citant, outre Stanislas Rigault, Sébastien Pilard à Paris, Benjamin Cauchy dans l’Aine ou encore Laurence Trochu dans les Yvelines.
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