LFI: pour Quatennens, Mélenchon n’est pas « au coeur du problème »
Le député Adrien Quatennens a défendu mercredi Jean-Luc Mélenchon après l'échec de LFI aux européennes, niant qu'il puisse être ...

LFI: pour Quatennens, Mélenchon n’est pas « au coeur du problème »

Le député Adrien Quatennens a défendu mercredi Jean-Luc Mélenchon après l'échec de LFI aux européennes, niant qu'il puisse être ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le député Adrien Quatennens a défendu mercredi Jean-Luc Mélenchon après l'échec de LFI aux européennes, niant qu'il puisse être "au coeur du problème" et jugeant qu'il doit "garder une place importante" au sein du mouvement.

Le résultat du scrutin marque pour LFI (6,31% des voix) "une chute (...), mais ce n'est pas la chute d'un homme. Jean-Luc Mélenchon est plutôt celui qui a porté à haut niveau notre courant politique" à la présidentielle (19,58%), a défendu M. Quatennens sur BFMTV et RMC.

"Pourquoi voudriez-vous faire de Jean-Luc Mélenchon le coeur du sujet de la situation ? Est-ce que vous avez demandé à M. Macron s'il va partir lui ?", a-t-il demandé, interrogé pour savoir si le leader de LFI devait en quitter la tête au vu du résultat des européennes.

"Jean-Luc Mélenchon, y compris si vous faisiez un référendum au sein des Insoumis, je crois le gagnerait largement. Mais l'organiser voudrait dire considérer que l'analyse que nous faisons de ce qui vient de se passer tiendrait au fait que Jean-Luc Mélenchon est au coeur du problème", alors qu'"il est celui qui en 2017 a porté notre programme autour duquel 7 millions de personnes se sont regroupées aux portes du pouvoir", a-t-il argumenté.

"Quelle que soit sa place, il doit garder une place importante au sein de notre courant de pensée politique", a-t-il ajouté, disant ne pas savoir quand M. Mélenchon, qui a promis de s'exprimer après le 6 juin, le fera.

Pour le député insoumis François Ruffin, interrogé sur France Inter, "il est clair que LFI a pris un coup sur la tête et Jean-Luc aussi, mais rien n'est dit pour la suite".

Quant au problème de ligne politique pointé du doigt par la députée LFI Clémentine Autain, "c'est une tradition à gauche que quand on a des conflits de personnes, des désaccords de méthode, on les traduit en habits idéologiques", a-t-il estimé. "Je ne suis pas sûr qu'il y a un clivage entre deux lignes à LFI. Moi je suis populiste de gauche, je prends tout, je rassemble", a-t-il fait valoir.

"La difficulté c'est comment être un mouvement qui investit dans la société sans s'ossifier en parti, et pourtant avoir des règles de fonctionnement", a ajouté M. Ruffin en référence à des critiques internes sur le manque de structures de délibération.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
2min

Politique

Procès en appel de Marine Le Pen : un calendrier serré avant la présidentielle 

C’est un procès déterminant pour Marine Le Pen qui s’ouvre mardi. La députée RN va être jugée en appel dans l’affaire des emplois fictifs des assistants parlementaires européens de son parti. Condamnée à 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire en première instance, de ce second procès dépend son avenir politique proche, notamment sa candidature à la prochaine présidentielle. 

Le

LFI: pour Quatennens, Mélenchon n’est pas « au coeur du problème »
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le