Loi « anticasseurs » ou « antimanifestants », le Conseil constitutionnel devrait avoir à trancher, selon Fabius
Le Conseil constitutionnel devra, s'il est saisi sur la loi anticasseurs, se prononcer pour "savoir si tel ou tel article relève...

Loi « anticasseurs » ou « antimanifestants », le Conseil constitutionnel devrait avoir à trancher, selon Fabius

Le Conseil constitutionnel devra, s'il est saisi sur la loi anticasseurs, se prononcer pour "savoir si tel ou tel article relève...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le Conseil constitutionnel devra, s'il est saisi sur la loi anticasseurs, se prononcer pour "savoir si tel ou tel article relève d'une loi anticasseurs ou d'une loi antimanifestants", a expliqué son président Laurent Fabius.

"La loi, une fois adoptée, il est archiprobable qu'elle va nous être déférée", a-t-il estimé sur RTL.

Notant qu'il ne pouvait anticiper sur la décision qui sera prise, il a rappelé qu'"il faut avoir à l'esprit que traditionnellement le Conseil constitutionnel est le gardien vigilant des libertés, et là en l'occurrence il s'agit de savoir si tel ou tel article relève d'une loi anticasseurs ou d'une loi antimanifestants".

"Nous sommes toujours très attentifs à la défense des libertés, qu'il faut concilier avec la protection de l'ordre public", a-t-il souligné.

"Quand nous sommes saisis d'affaires de ce type, nous regardons si la conciliation entre deux principes a été respectée ou non: d'un côté la liberté d'opinion, d'expression, de manifester, qui est un élément fondamental dans la république, et de l'autre la protection de l'ordre public". "Si nous estimons que la conciliation a été faite, très bien, sinon nous annulons".

L'Assemblée nationale a adopté début février très largement la proposition de loi LR controversée "anticasseurs" remaniée par la majorité, mais 50 députés LREM - un record - ont marqué, en s'abstenant, leur refus des interdictions préventives de manifester. Une figure du groupe, Matthieu Orphelin, l'a ensuite quitté.

Le texte retournera au Sénat le 12 mars pour une deuxième lecture, le gouvernement, qui l'a reprise à son compte début janvier, souhaitant une adoption définitive rapide dans le contexte de la crise des "gilets jaunes".

Dénonçant "une dérive inquiétante" et un texte "de circonstance", les députés socialistes ont d'ores et déjà annoncé qu'ils saisiraient le Conseil constitutionnel sur ce texte, après son adoption définitive et avant sa promulgation.

Partager cet article

Dans la même thématique

BIDONVILLE A MAYOTTE
7min

Politique

Inégalités dans les outre-mer : école, santé, pouvoir d’achat… Les propositions de la commission d’enquête du Sénat pour combler les disparités avec la métropole

La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions en juillet. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.

Le

France Wildfires
6min

Politique

Incendie en Gironde : « Selon la préfecture, on devrait rapidement avoir un retour d’expérience, sûrement d’ici 15 jours », estime la sénatrice Nathalie Delattre

Après l’incendie le plus important que la France ait connu depuis 1949, les habitants de la commune du Porge, durement touchés, ont fait part de leur sentiment d’abandon. Une situation qui suscite la compassion des sénateurs de Gironde. Ils appellent les services de l’Etat à livrer, au plus vite, un retour d’expérience.

Le