Loi asile et immigration : l’UNICEF met en garde le Sénat
A la veille du débat au Sénat sur le texte asile et immigration, une pétition lancée par la Cimade et d’autres associations et réunissant 100 000 signatures, appelle la chambre Haute à inscrire l’interdiction de la rétention administrative d’enfants dans la loi.

Loi asile et immigration : l’UNICEF met en garde le Sénat

A la veille du débat au Sénat sur le texte asile et immigration, une pétition lancée par la Cimade et d’autres associations et réunissant 100 000 signatures, appelle la chambre Haute à inscrire l’interdiction de la rétention administrative d’enfants dans la loi.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

Le projet de loi asile et immigration va être débattu mardi au Sénat. À la veille de la séance publique, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, (Unicef) publie un communiqué conjoint de 15 associations, qui appellent les sénatrices et sénateurs à mettre définitivement fin à la rétention administrative d’enfants, en l’inscrivant dans la loi.

Intitulée « Sénatrices et sénateurs, agissez pour mettre fin à l’enfermement des enfants ! », une pétition lancée par l’UNICEF qui soutient cette demande, réunit déjà plus de 100 000 signataires.

Dans son communiqué, l’UNICEF rappelle que la France a déjà été condamnée six fois par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour pratiques « inhumaines et dégradantes » à l’encontre d’enfants enfermés en rétention.  

« Interpellé par certaines de nos organisations, le président de la République n’a pas souhaité nous répondre sur le fond. Toutefois, le Premier ministre Édouard Philippe a récemment répondu à notre courrier en arguant que l’enfermement de ces enfants intervient en ultime recours » informe l’UNICEF

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le