Loire-Atlantique: les élus voteront sur leur rattachement à la Bretagne
Les élus départementaux de Loire-Atlantique voteront en décembre sur leur rattachement à la région Bretagne, a annoncé vendredi...

Loire-Atlantique: les élus voteront sur leur rattachement à la Bretagne

Les élus départementaux de Loire-Atlantique voteront en décembre sur leur rattachement à la région Bretagne, a annoncé vendredi...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les élus départementaux de Loire-Atlantique voteront en décembre sur leur rattachement à la région Bretagne, a annoncé vendredi le président du département Philippe Grosvalet après avoir reçu une pétition signée par 100.000 personnes pour réclamer un débat sur le sujet.

"J'ai décidé d'inscrire à l'ordre du jour de la prochaine session le droit d'option prévu par la loi NOTRe, c'est-à-dire de demander aux 62 élus de ce département de s'exprimer sur la question du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne", a déclaré M. Grosvalet lors d'un point presse.

La prochaine session du département aura lieu du 17 au 19 décembre.

Le département de Loire-Atlantique fait actuellement partie de la région Pays de la Loire et ne pourra être rattaché à la région Bretagne que si les assemblées de ces trois entités votent en ce sens, à une majorité des trois cinquièmes, d'ici au 1er mars 2019.

"Le succès de la pétition portée par Bretagne réunie, avec 100.000 signatures, et l'annonce de Philippe Grosvalet sont des étapes importantes pour le rattachement de la Loire Atlantique", s'est félicité Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional de Bretagne, dans un communiqué de presse. "Le Conseil régional s’est toujours prononcé pour la réunification et je proposerai qu’il puisse à nouveau confirmer sa position dans un calendrier à fixer avec les collectivités concernées", a-t-il ajouté.

Romain Bily, le secrétaire général de l'association Bretagne réunie, qui a milité pendant plusieurs mois pour rassembler les 100.000 signatures, reconnaît en revanche qu'un vote favorable des élus de la région Pays de la Loire est peu probable.

Cela revient à demander à cette région de "scier la branche sur laquelle elle est assise" car la Loire-Atlantique est son département le "plus riche économiquement, le plus peuplé", a-t-il expliqué à l'AFP.

Mais pour son association qui a remis la pétition à M. Grosvalet mardi, comme pour beaucoup d'habitants de Loire-Atlantique, le département est historiquement et culturellement lié à la Bretagne.

"C'est une question qui anime le débat depuis des décennies", a rappelé Philippe Grosvalet. "Je crois que nous serons le premier département en France a mettre en oeuvre cette possibilité démocratique", a-t-il souligné, tout en assurant qu'il "n'influencerait pas le vote".

"Je ne peux pas être insensible à cette demande des habitants (...) la loi ne m'oblige à rien, mais c'est la démocratie qui m'oblige", a-t-il encore expliqué pour justifier sa décision de faire voter les élus départementaux.

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Loire-Atlantique: les élus voteront sur leur rattachement à la Bretagne
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le