Lubrizol : Castaner admet « une culture du risque insuffisante en France »
Auditionné par la commission d’enquête du Sénat sur Lubrizol, le ministre de l’Intérieur est revenu sur la difficile communication autour de l’incendie. Christophe Castaner a aussi été interrogé sur la prévention des risques qu’il juge insuffisante.

Lubrizol : Castaner admet « une culture du risque insuffisante en France »

Auditionné par la commission d’enquête du Sénat sur Lubrizol, le ministre de l’Intérieur est revenu sur la difficile communication autour de l’incendie. Christophe Castaner a aussi été interrogé sur la prévention des risques qu’il juge insuffisante.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

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Le ministre de l’Intérieur a été auditionné par la commission d’enquête sénatoriale chargée d’évaluer la gestion des services de l’État suite à l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen. Un exercice à froid où les sénateurs ont pu aborder plusieurs problématiques soulevées par l’incendie. Concernant la gestion des risques, le ministre de l’Intérieur reconnaît que la culture et la mémoire du risque sont insuffisantes en France.

« Sur la question de la prévention et de la gestion du risque, on a une culture insuffisante sur ces sujets (…) sur les sites industriels à risque qui sont situés en milieu urbain, je pense qu’il faut adapter les différentes modalités de gestion de l’alerte, de la communication et de la préparation. Nous ne le faisons pas assez », admet Christophe Castaner (voir la vidéo en tête d’article).  

Lubrizol : « On a aujourd’hui un système d’information qui a besoin d’être alimenté »
04:50

Les sénateurs sont revenus à plusieurs reprises sur le sujet de la communication de crise des services de l’État en direction des habitants mais aussi des maires. Christophe Castaner a défendu les dispositions prises par le préfet, notamment celle de ne pas déclencher les sirènes au risque de créer un vent de panique. Parallèlement, le ministre de l'Intérieur s’est exprimé longuement sur la difficulté à communiquer à l’heure des réseaux sociaux.

« On a aujourd’hui un système d’information qui a besoin d’être alimenté, s’il n’est pas alimenté par une parole officielle il s’auto-alimente par n’importe quoi », analyse le ministre de l’Intérieur préconisant donc une communication en flux constant sur ce type d’évènement (voir la vidéo ci-dessus).

 

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