Luc Carvounas : « Le Président souhaiterait être seul sur tous les leviers de commandement »
Le député de la 9e circonscription du Val-de-Marne Luc Carvounas, membre de la commission Défense à l’Assemblée, a réagi à l’altercation entre le chef d’état-major des armées et Emmanuel Macron.

Luc Carvounas : « Le Président souhaiterait être seul sur tous les leviers de commandement »

Le député de la 9e circonscription du Val-de-Marne Luc Carvounas, membre de la commission Défense à l’Assemblée, a réagi à l’altercation entre le chef d’état-major des armées et Emmanuel Macron.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Qu’est ce que c’est que cette histoire inventée pour les enfants ? » La passe d’armes entre Emmanuel Macron et Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, déplaît particulièrement à Luc Carvounas. Le député rappelle que les propos tenus par le second lors de son audition par la commission Défense de l’Assemblée, jeudi dernier, l’ont été à « huis clos » et qu’ainsi le Président n’avait à y réagir.

La polémique a trait à la diminution du budget des armées mais le député veut « porter le débat au niveau institutionnel », en rappelant que « le Parlement est censé contrôler l’exécutif » et que ses membres ont le « droit de parler de manière ouverte avec ceux qu’(ils) auditionnent ». Le cas échéant, « cela envoie comme message aux futurs auditionnés que si l’échange avec les parlementaires ne convient pas au Président, cela se transformera peut-être en limogeage habillé ».

« J’ai bien compris que le Président souhaiterait être seul sur tous les leviers de commandement, mais il y a une chose qui s’appelle la Vème République et moi je suis extrêmement inquiet de la manière dont le Président a tapé le chef d’état-major devant des militaires censés défiler le lendemain. » Luc Carvounas considère que « ça en dit long sur la verticalité, mais aussi sur le fonctionnement des institutions de celui qui est censé en être le garant. » Et de conclure : « On n’en est qu’au début du mandat. »

Luc Carvounas : « ça en dit long sur la verticalité, mais aussi sur le fonctionnement des institutions de celui qui est censé en être le garant »
00:11

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le