Luc Carvounas : « Le Président souhaiterait être seul sur tous les leviers de commandement »
Le député de la 9e circonscription du Val-de-Marne Luc Carvounas, membre de la commission Défense à l’Assemblée, a réagi à l’altercation entre le chef d’état-major des armées et Emmanuel Macron.

Luc Carvounas : « Le Président souhaiterait être seul sur tous les leviers de commandement »

Le député de la 9e circonscription du Val-de-Marne Luc Carvounas, membre de la commission Défense à l’Assemblée, a réagi à l’altercation entre le chef d’état-major des armées et Emmanuel Macron.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Qu’est ce que c’est que cette histoire inventée pour les enfants ? » La passe d’armes entre Emmanuel Macron et Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, déplaît particulièrement à Luc Carvounas. Le député rappelle que les propos tenus par le second lors de son audition par la commission Défense de l’Assemblée, jeudi dernier, l’ont été à « huis clos » et qu’ainsi le Président n’avait à y réagir.

La polémique a trait à la diminution du budget des armées mais le député veut « porter le débat au niveau institutionnel », en rappelant que « le Parlement est censé contrôler l’exécutif » et que ses membres ont le « droit de parler de manière ouverte avec ceux qu’(ils) auditionnent ». Le cas échéant, « cela envoie comme message aux futurs auditionnés que si l’échange avec les parlementaires ne convient pas au Président, cela se transformera peut-être en limogeage habillé ».

« J’ai bien compris que le Président souhaiterait être seul sur tous les leviers de commandement, mais il y a une chose qui s’appelle la Vème République et moi je suis extrêmement inquiet de la manière dont le Président a tapé le chef d’état-major devant des militaires censés défiler le lendemain. » Luc Carvounas considère que « ça en dit long sur la verticalité, mais aussi sur le fonctionnement des institutions de celui qui est censé en être le garant. » Et de conclure : « On n’en est qu’au début du mandat. »

Luc Carvounas : « ça en dit long sur la verticalité, mais aussi sur le fonctionnement des institutions de celui qui est censé en être le garant »
00:11

Partager cet article

Dans la même thématique

Luc Carvounas : « Le Président souhaiterait être seul sur tous les leviers de commandement »
6min

Politique

L'Union européenne s'empare de la crise du logement

Ces huit dernières années, les prix des logements dans l’UE ont enregistré une hausse de 48 % en moyenne, tandis que les loyers ont augmenté de 18 %. Un ménage sur 10 est forcé de consacrer 40 % de ses revenus à son habitation, un niveau considéré comme critique. Des chiffres qui font trembler les murs de la maison européenne. Face à cette crise, dont les causes sont multiples, l'Europe a choisi de réagir. Si le logement relève essentiellement de la compétence des États, la Commission et le Parlement s’emparent désormais du sujet. Quelles mesures sont envisagées à l'échelle du continent ? Éléments de réponse dans Ici l'Europe, avec les eurodéputés Dirk Gotink (Pays-Bas, PPE), Dario Nardella (Italie, S&D) et Nicolae Stefanuta (Roumanie, Verts).

Le

NANTES :  Electoral posters for municipal elections.
12min

Politique

Municipales : les sondages sont-ils fiables ?

Faut-il se méfier des sondages pour les municipales ? Durant la campagne, la question s’est posée après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le