Lutte contre le communautarisme : un plan en préparation pour février
Évoqué par le chef de l’État lors de ses vœux de la Saint Sylvestre, un plan de lutte contre le communautarisme est en préparation pour le début du mois de février. Au Sénat, une loi visant à interdire les listes communautaires a été déposée mais la date de son examen n’est pas encore connue.

Lutte contre le communautarisme : un plan en préparation pour février

Évoqué par le chef de l’État lors de ses vœux de la Saint Sylvestre, un plan de lutte contre le communautarisme est en préparation pour le début du mois de février. Au Sénat, une loi visant à interdire les listes communautaires a été déposée mais la date de son examen n’est pas encore connue.
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Il n’y a pas que la réforme des retraites à l’agenda du gouvernement en ce début d’année. « J’ai vu trop de divisions au nom des origines, des religions, des intérêts. Je lutterai avec détermination contre les forces qui minent l’unité nationale et dans les prochaines semaines, je prendrai de nouvelles décisions sur ce sujet » a indiqué Emmanuel Macron dans ses vœux du 31 décembre.

Ce lundi, à l’issue du conseil des ministres, Sibeth Ndiaye a confirmé que « le gouvernement ferait des annonces sur le sujet très précis de lutte contre les replis communautaires », « probablement au début du mois de février ».

Comme le chef de l’État l’avait annoncé lors du congrès des maires de France, à l’approche des élections municipales, l’exécutif va s’atteler à ce sujet pour le moins périlleux, pour le nombre de polémiques qu’il charrie dès qu’il est mis sur la table. « Je ne peux pas rester silencieux sur le communautarisme, l'islam politique. Dans certaines communes, quartiers, progresse un projet de séparation d'avec la République (…) Mais il ne faut pas tout confondre. On confond bien souvent laïcité, civilité, et ordre public. La laïcité est un cadre de liberté et de respect, celle de croire ou de ne pas croire, un cadre de neutralité. Ce n'est en aucun cas un cadre d'exclusion. Il ne faut pas mettre front à front une société française face à l'autre. Ce serait une erreur historique » avait-il développé avant de rejeter la possibilité d’interdire les listes communautaristes aux élections. « Comment définirait-on les listes communautaires ? Qui en serait le juge, selon quels critères ? » s’était-il interrogé

« Une question de volonté politique » estimait Bruno Retailleau en novembre dernier, au moment où le président du groupe LR du Sénat déposait sa proposition de loi « tendant à assurer le respect des valeurs de la République face aux menaces communautaristes ». Toutefois son texte ne sera pas examiné avant le prochain scrutin. La proposition de loi n’est en effet pas encore inscrite à l’agenda de la commission des lois du Sénat.

 

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