Macron « a fait une erreur en voulant imposer Mme Goulard », selon Jadot
Le député européen EELV Yannick Jadot a estimé mercredi qu'Emmanuel Macron "a fait une erreur en voulant imposer Mme (Sylvie)...

Macron « a fait une erreur en voulant imposer Mme Goulard », selon Jadot

Le député européen EELV Yannick Jadot a estimé mercredi qu'Emmanuel Macron "a fait une erreur en voulant imposer Mme (Sylvie)...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le député européen EELV Yannick Jadot a estimé mercredi qu'Emmanuel Macron "a fait une erreur en voulant imposer Mme (Sylvie) Goulard à l'ensemble de l'Europe", alors que le Parlement a demandé une deuxième audition jeudi avant de ratifier sa nomination comme commissaire.

"Le président Macron a fait une erreur", a dénoncé l'eurodéputé sur Sud Radio, en relevant notamment un "problème éthique et déontologique sérieux", avant même la décision du Parlement de demander une deuxième audition pour celle qui brigue le portefeuille du Marché intérieur.

Le Parlement européen a convoqué mercredi la candidate commissaire française Sylvie Goulard pour une seconde audition jeudi matin afin de lui permettre de dissiper les doutes sur son intégrité, a-t-on appris auprès d'un groupe parlementaire.

"Elle indique que si elle est mise en examen elle ne démissionnera pas, vous vous rendez compte, l'image de la France et l'image de l'Europe, on a déjà suffisamment de défiance vis-à-vis de l'Europe", a critiqué l'ancienne tête de liste d'EELV aux élections européennes de mai dernier.

"Mes collègues européens, ils ne comprennent pas, elle ne peut pas être ministre mais elle peut être commissaire...", a-t-il ajouté.

Mme Goulard avait démissionné du gouvernement en 2017 après l'ouverture d'une enquête judiciaire dans l'affaire des emplois présumés fictifs des eurodéputés MoDem. L'Office européen de lutte antifraude (OLAF) enquête lui aussi.

La candidate a aussi travaillé comme "consultante", pour "plus de 10.000 euros" mensuels, pour un groupe de réflexion américain, l'institut Berggruen, d'octobre 2013 à janvier 2016, alors qu'elle était eurodéputée.

"Elle vient quand même devant les députés pour dire: +En fait, vous avez raison, j'aurais dû enquêter pour savoir d'où venait cet argent+", a dénoncé M. Jadot, en soulignant que "ça pose quand même un problème sérieux de crédibilité pour être commissaire européen".

Partager cet article

Dans la même thématique

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le

Macron « a fait une erreur en voulant imposer Mme Goulard », selon Jadot
4min

Politique

Aide à mourir : le Sénat rejette le texte, la gauche dénonce un « sabordage »

Après avoir supprimé lundi, l’article 2, clé de voûte de la proposition de loi sur l’aide à mourir, le Sénat a rejeté l’ensemble du texte, en adoptant des amendements de suppression sur l’ensemble des articles. A gauche comme à droite, chacun s’est renvoyé la responsabilité de ce « sabordage ».

Le

Macron « a fait une erreur en voulant imposer Mme Goulard », selon Jadot
3min

Politique

« François Hollande veut l’union des centres, nous voulons l’union de la gauche », estime Clémentine Autain

Invitée de notre matinale, Clémentine Autain a lancé un ultimatum au Parti socialiste, et appelle le PS à « trancher » sur sa participation ou non à la primaire de la gauche « non-mélenchoniste. » Si la primaire ne se tient pas, la cofondatrice du parti l’Après n’entend pas être « la candidate de la division » et n’exclut « aucune hypothèse », même un ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

Le

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le