Macron : « Il y a un gouffre qui est apparu aux Français » selon Eric Woerth
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Eric Woerth Député LR et président de la commission des finances, a vivement critiqué Emmanuel Macron alors que celui-ci dégringole dans les sondages.

Macron : « Il y a un gouffre qui est apparu aux Français » selon Eric Woerth

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Eric Woerth Député LR et président de la commission des finances, a vivement critiqué Emmanuel Macron alors que celui-ci dégringole dans les sondages.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Sept Français sur dix ont désormais une opinion négative du chef de l'État français et 29% des personnes interrogées le considèrent comme un « bon président ». Eric Woerth critique vivement Emmanuel Macron : « Il y a un gouffre qui est apparu aux Français entre l'image d'Emmanuel Macron pendant la campagne et puis d'un coup la réalité (…) Toutes les phrases qui auraient pu être considérées comme anecdotiques à un moment donné ne l’étaient pas en réalité. Le premier de cordée mais aussi les Gaulois réfractaires. Un Président qui se plaint de son peuple cela pose quand même un certain nombre de questions. »

Le président de la commission des finances estime qu’Emmanuel Macron ne réforme pas plus que les gouvernements précédents : « Je pense qu’on était en mode séduction au moment de l’élection et on passe au mode de la vie réelle. Emmanuel Macron  a été élu sur l’idée de transformer le pays et il ne le fait pas. Il construit des réformes mais ce sont des réformes que tout gouvernement aurait fait et a fait. Il n’y a pas de rupture et les vieilles recettes continuent à être employées de façon encore plus cynique. C’est l’ancien monde mais en pire. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron : « Il y a un gouffre qui est apparu aux Français » selon Eric Woerth
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le