Macron propose de « remettre à plat l’espace Schengen »
Le président français Emmanuel Macron propose de "remettre à plat l'espace Schengen" afin de rétablir "la liberté en sécurité",...

Macron propose de « remettre à plat l’espace Schengen »

Le président français Emmanuel Macron propose de "remettre à plat l'espace Schengen" afin de rétablir "la liberté en sécurité",...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président français Emmanuel Macron propose de "remettre à plat l'espace Schengen" afin de rétablir "la liberté en sécurité", dans une tribune publiée lundi soir dans plusieurs médias de l'Union européenne.

Le chef de l'Etat préconise en outre "une police des frontières commune et un office européen de l’asile, des obligations strictes de contrôle, une solidarité européenne à laquelle chaque pays contribue, sous l’autorité d’un Conseil européen de sécurité intérieure".

"Aucune communauté ne crée de sentiment d’appartenance si elle n’a pas des limites qu’elle protège", plaide M. Macron dans sa tribune publiée dans les journaux 28 pays, dont, en France, le Parisien et les titres régionaux du groupe Ebra.

"La frontière, c’est la liberté en sécurité", poursuit-il: "Nous devons ainsi remettre à plat l’espace Schengen : tous ceux qui veulent y participer doivent remplir des obligations de responsabilité (contrôle rigoureux des frontières) et de solidarité (une même politique d’asile, avec les mêmes règles d’accueil et de refus)."

L'espace Schengen est une zone de libre circulation, où les contrôles aux frontières sont abolis en temps normal. Elle est actuellement composée de 26 pays, dont 22 membres de l'UE.

La France a rétabli les contrôles aux frontières au soir des attentats du 13 novembre 2015. Ils ont été systématiquement renouvelés depuis, tous les six mois, au motif de la menace terroriste.

Il ne s'agit pas de contrôles systématiques mais d'une possibilité de procéder à des vérifications d'identité aux frontières, par dérogation aux règles de la libre circulation.

Les frontières terrestres, avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie et l'Espagne, sont concernées, ainsi que les frontières aériennes et maritimes.

Au total, six pays ont réintroduit des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen (la France, l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la Suède, la Norvège), invoquant des questions de sécurité ainsi que les déplacements transfrontaliers de migrants entrés irrégulièrement dans l'UE.

Plusieurs États, ainsi que la Commission européenne, s'inquiètent régulièrement de voir ces mesures dérogatoires devenir peu à peu la norme et provoquer à terme la fin de l'espace Schengen.

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron propose de « remettre à plat l’espace Schengen »
8min

Politique

Lutte contre l’entrisme islamisme : le Sénat adopte le texte de Bruno Retailleau, la gauche fait part de sa « honte »

Ce mercredi, le Sénat a adopté la proposition de loi de Bruno Retailleau visant à lutter contre l’entrisme islamiste. Le texte prévoit notamment la création d’un délit d’atteinte aux principes de la République. A gauche, écologistes, communistes, et socialistes ont tenté en vain de s’opposer à ce texte considéré comme un « tract politique » par le candidat LR à l’élection présidentielle. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, qui prépare un texte aux objectifs similaires, a lui émis un avis de sagesse sur les différents dispositifs.

Le

France TV
6min

Politique

Rapport Alloncle sur l’audiovisuel public : la droite sénatoriale salue une « base de discussion », la gauche dénonce une étape vers la privatisation

Charles Alloncle a publié ce mardi 5 mai son rapport issu de la très controversée commission d’enquête sur l’audiovisuel public. La majorité sénatoriale LR, qui pousse depuis plusieurs années pour une réforme, y voit la base d’un futur texte sur la rationalisation des missions du service public. À gauche, on s’inquiète des velléités de privatisation affichées par l’extrême-droite, quand bien même le rapport Alloncle n’en fait pas directement mention.

Le

Marine Le Pen campaign in Cavignac
8min

Politique

Elections sénatoriales : le RN compte envoyer certains de ses députés au Sénat

Le Rassemblement national espère avoir un groupe, soit au moins dix sénateurs, après les sénatoriales de septembre prochain. Mais pour aller chercher les sièges qui lui manquent, le RN compte sur quelques députés bien implantés, pour faire mentir les chiffres. « Pour ça, il faut de bonnes locomotives », résume un cadre du parti. Et quelques noms circulent déjà…

Le