Macron rencontre des habitants dans un bar PMU près de Lens
Emmanuel Macron s'est arrêté vendredi dans un bar PMU de Bully-les-Mines, près de Lens (Pas-de-Calais), où il a répondu à des...

Macron rencontre des habitants dans un bar PMU près de Lens

Emmanuel Macron s'est arrêté vendredi dans un bar PMU de Bully-les-Mines, près de Lens (Pas-de-Calais), où il a répondu à des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron s'est arrêté vendredi dans un bar PMU de Bully-les-Mines, près de Lens (Pas-de-Calais), où il a répondu à des questions des habitants sur la formation des jeunes, les retraites, le chômage ou encore les prix des carburants.

Le chef de l'Etat s'est arrêté au Café de la Place de cette ville de près de 13.000 habitants, où il s'était déjà rendu pendant la dernière campagne présidentielle.

"J'avais dit que je reviendrai, on est de retour", a-t-il lancé, avant d'annoncer qu'il allait "trinquer un coup avec tout le monde" et "payer (sa) tournée".

Il est passé derrière le comptoir, où il s'est fait servir une bière et d'où il a demandé à la cinquantaine de personnes présentes de "lui dire les choses", alors que la première question tardait à être posée, dans une atmosphère calme.

Le maire de Bully, François Lemaire, lui a remis un courrier au nom de ses concitoyens, dont certains "se tournent vers la désillusion et le défaitisme".

Bully-les-Mines avait voté à 59,2% pour Marine Le Pen, la candidate du Front national (FN, devenu Rassemblement national), au second tour de l'élection présidentielle de 2017. Le candidat du FN Bruno Bilde avait été élu député de la circonscription lors des législatives de la même année.

Baisses de charges pour les indépendants, investissements dans la formation des jeunes et des chômeurs, réforme des retraites : Emmanuel Macron a de nouveau tenté de faire oeuvre de pédagogie.

Quant à l'appel à la mobilisation contre la hausse des prix des carburants le 17 novembre, il a assuré que "ce n'est pas une date pour le gouvernement". "Je me méfie toujours de ces mouvements où on mélange tout; il y a beaucoup de gens qui veulent tout bloquer", a-t-il dit.

Le chef de l'Etat a été applaudi à l'issue de cet échange d'une vingtaine de minutes, et a réaffirmé qu'il serait "mobilisé jusqu'au bout".

Avant de quitter les lieux, interrogé par un journaliste sur les territoires qui ont basculé côté Rassemblement national, il a estimé que cela "montre que le système a basculé quand on refusait de voir la réalité en face, les défis, et qu'on était dans des systèmes qui s'étaient installés dans une forme de clientélisme, dans des réponses qui n'étaient plus adaptées, qu'on ne projetait plus les gens dans un avenir du territoire, ce sont les extrêmes qui l'ont emporté".

"Ce territoire a basculé, mais je sais contre qui j'étais au deuxième tour de la présidentielle, je sais qui aujourd'hui est très haut dans les sondages aux élections européennes", a-t-il déclaré en référence au parti de Marine Le Pen.

"La clé, c'est de regarder les réalités du territoire en face, d'apporter des solutions concrètes, porter une ambition et parler d'avenir, pas d'expliquer aux gens qu'on va leur réinventer la vie d'il y a trente ans, ça n'est pas vrai", a-t-il conclu.

Le député RN Bruno Bilde a dénoncé "une opération de com’ orchestrée" par l'ancien député socialiste Nicolas Bays, à laquelle "seuls les élus et militants macronistes ont été conviés". Le président "se comporte comme un chef de clan qui viole tous les usages républicains", a-t-il jugé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron rencontre des habitants dans un bar PMU près de Lens
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le

Montants, modalités : comment est fixé la rémunération des ministres ?
6min

Politique

Montants, modalités : comment est fixée la rémunération des ministres ?

Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.

Le

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le